Cette étude suggère l’existence d’un lien entre la recrudescence des crimes violents et le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est actuellement pointé du doigt comme étant la cause de plusieurs désastres tels que les célèbres feux de brousse qui se sont produits en Australie ou la montée du niveau des océans. Cette fois-ci, une étude réalisée aux États-Unis a révélé qu’il serait également la cause de la recrudescence des crimes violents.

Selon les déclarations de Ryan Harp, le principal auteur de cette étude et chercheur au Cooperative Institute for Research in Sciences de l’environnement (CIRES) à l’Université de Colorado, Boulder, si le rythme du réchauffement climatique se poursuit ainsi, le nombre de crimes violents ne pourrait qu’ « augmenter de de 2 à 3 millions de plus en un siècle ». Cependant, ceci ne se produirait pas si le réchauffement en question s’arrête.

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Cette étude coécrite par Kris Karnauskas, professeur agrégé au Département des sciences atmosphériques et océaniques d’UC Boulder et également membre du CIRES, a été récemment publiée dans Environnement Reseach Letters. De nombreuses données et informations ont été étudiées au peigne fin afin de l’élaborer.

Le lien entre le réchauffement climatique et la recrudescence des crimes violents

Menée en 2018, cette étude pilotée par Harp et Kanauskas s’est basée sur les données du FBI et des sciences atmosphériques et océaniques de CU Boulder. Les chercheurs ont pu identifier des liens régionaux très crédibles entre la criminalité et le réchauffement climatique. Ils ont ainsi trouvé que le nombre de crimes violents est particulièrement élevé en hiver.

Ce fort taux de criminalité hivernal s’explique par le fait que ces derniers sont particulièrement chauds ces derniers temps. De ce fait, le temps qui se trouve être moins mauvais permet aux gens de mieux interagir et les crimes violents tels que les vols ne peuvent que s’accroître.

Actuellement, après l’étude des combinaisons de 42 modèles climatiques de pointe et des relations mathématiques sur la base des données analysées, Harp et Kanauskas prévoient d’autres possibilités de crimes aux États-Unis. En plus de cette mise à jour, des détails tels que les variations du taux de criminalité selon les saisons, qui ont été négligés, seront bien pris en compte.

De nombreux effets du réchauffement climatique sont encore à découvrir

Selon les déclarations de Kanauskas, il reste encore beaucoup à savoir concernant les « effets du réchauffement climatique sur le comportement des gens ». Ceci est particulièrement valable au niveau de la santé et des systèmes sociaux.

Toujours selon ce dernier, dans un futur proche, des résultats comme ceux qu’ils ont publiés auront un effet sur la planification et l’allocation des ressources entre les communautés de la santé, les autorités ainsi que la justice pénale.