Cette exoplanète a une densité proche de celle du polystyrène

KELT-11b fait couler beaucoup d’encre depuis le début de la semaine et cela n’a rien de surprenant. Cette exoplanète est en effet unique en son genre. Extrêmement imposante, elle est en effet 40 % plus grande que la planète Jupiter… tout en représentant un cinquième de sa masse. Elle est donc aussi dense que du polystyrène.

KELT-11b ne se trouve pas à côté de chez nous. La planète orbite en effet autour d’une étoile située à environ 320 années-lumière de la Terre.

KELT-11b

Toutefois, elle se trouve à portée de certains de nos instruments et des astronomes de l’Université Lehigh en Pennsylvanie ont ainsi eu l’occasion de l’étudier sous toutes les facettes.

KELT-11b, une planète pas tout à fait comme les autres

Joshua Pepper, un de ses découvreurs, a été tout d’abord surpris par la taille de l’exoplanète. KELT-11b est en effet bien plus imposante que Jupiter et elle est ainsi 40 % plus grande que cette dernière. Histoire de mettre ce chiffre en perspective, il peut être utile que rappeler que la géante gazeuse est à l’heure actuelle la plus grande planète connue du système solaire.

Elle est en effet dotée d’un rayon atteignant les 69 911 kilomètres, contre seulement 6 371 kilomètres pour notre propre planète.

Ce n’est cependant pas le plus impressionnant. Malgré sa taille, cette exoplanète est également beaucoup moins dense que Jupiter et sa masse représente ainsi environ un cinquième de celle de cette planète. Elle est donc aussi dense que du polystyrène.

Une densité équivalente à celle du polystyrène

Mais ce n’est pas tout. KELT-11b a aussi une autre particularité intéressante. L’étoile autour de laquelle elle se trouve est en train de changer et elle évolue ainsi vers une géante rouge. Elle a donc commencé à utiliser son combustible nucléaire et cela veut aussi dire que cette magnifique exoplanète ne lui survivra pas.

En effet, les chercheurs responsables de l’étude pensent que KELT-11b finira par être totalement englouti par son étoile dans les prochains cent millions d’années. Notre malheureuse exoplanète est en effet très proche de son étoile et elle n’a ainsi besoin que de cinq jours pour en faire le tour.

Il y a tout de même un avantage à cette configuration. En raison de cette proximité, la surface de la planète baigne dans une lumière éblouissante et les chercheurs pensent du coup qu’ils devraient être en mesure d’en apprendre un peu plus au sujet de son atmosphère dans ces prochains mois.