Cette maison peut être imprimée en 48 heures

En République tchèque, une équipe de designers a présenté un nouveau concept de construction. Grâce à une imprimante 3D et, bien évidemment un certain degré de savoir-faire, ils affirment pouvoir bâtir une maison en seulement deux jours.

C’est une invention qui révolutionnera sans aucun doute le secteur du BTP. Comme l’explique Business Insider, des designers tchèques ont mis au point une nouvelle technique qui permet de mettre sur pied une maison en un rien de temps. Le procédé utilise une imprimante pour créer les différentes pièces nécessaires à la construction telles que les mûrs, la toiture ou encore le sol. Grâce au robot Scoolpt, celui qui se charge des impressions 3D, les créateurs du concept estiment pouvoir économiser jusqu’à 50 % des coûts de construction des bâtiments conventionnels.

Une image symbolisant une maison

Photo de Estelle Queck – Unsplash

D’ailleurs, avec cette technique, la mise en place de la structure ne durerait pas plus de 48 heures.

Bientôt une première maison imprimée en 3D

Baptisé Prvok, ce projet fera bientôt ses preuves. Ses créateurs, Michal Trpak et le groupe Erste, travaillent déjà sur sa concrétisation. Ils effectueront les premières impressions 3D avec le robot Scoolpt dans le courant du mois. Pour cela, ils ont prévu de construire une maison autonome composée de trois pièces : une chambre, un salon avec cuisine et une salle de bain.

Bien que le bâtiment d’environ 43 mètres carrés soit conçu pour flotter grâce à un ponton, les architectes affirment qu’il pourra également être posé sur la terre ferme. Autant dire qu’il s’agit d’une maison capable de supporter les aléas climatiques et pourra être installée aussi bien en ville qu’en milieu rural.

À lire aussi : Cette maison imprimée en 3D ne ressemble à aucune autre

Un concept qui “changera à jamais l’industrie de la construction”

Les créateurs de la Prvok sont convaincus que leur technique changera à jamais l’industrie du BTP. En plus d’être pratique, celle-ci s’avère moins onéreuse que la méthode de construction traditionnelle. En effet, grâce à l’impression en trois dimensions, les travaux ne nécessiteront qu’une vingtaine d’ouvriers au lieu de 65 en moyenne sur un chantier classique.

Justement pour l’impression, le robot utilise un nouveau type de béton composé de fibres qui s’adaptent facilement aux formes voulues. Il faut environ 28 jours pour que la matière devienne complètement solide. D’après Michal Trpak et son équipe, l’impression 3D élimine au moins 20 % des émissions de CO2 enregistrées sur une construction traditionnelle. Quant à la durée de vie de la structure, elle est estimée à 100 ans.