Cette nouvelle image de la “Galaxie Fantôme” est le fruit de la collaboration entre les télescopes Hubble et Webb

Presque tous les jours, de nouvelles images fascinantes de l’Univers sont maintenant produites grâce au télescope spatial James Webb. Le lundi 29 août dernier, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a publié une image représentant la « Galaxie Fantôme », aussi connue sous le nom de Messier 74. La particularité de l’image, c’est qu’il s’agit d’une combinaison de données collectées par Webb et par Hubble.

Messier 74
Crédits NASA/ESA/CSA James Webb Space Telescope

La Galaxie Fantôme ou Messier 74, ou encore M74 se trouve à une distance de 32 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation du Poisson. Elle a toujours fasciné les astronomes depuis sa découverte en 1780 par Pierre Méchain.

Hubble et Webb

L’image de la Galaxie Fantôme a été produite en utilisant les données recueillies dans la gamme des longueurs d’onde visibles et ultraviolettes par Hubble, combinées avec les données recueillies dans la gamme infrarouge par Webb. Dans l’image capturée par Webb, on peut voir notamment tout le gaz et la poussière qui se trouve au niveau du bord extérieur de la spirale.

Les observations de Webb ont été effectuées à l’aide de l’instrument MIRI ou Mid-InfraRed Instrument. Elles ont été réalisées dans le cadre d’une campagne de recensement de 19 galaxies productrices d’étoiles dans cette région de l’Univers. D’après l’ESA, ce projet fait partie d’une collaboration internationale dénommée PHANGS qui utilise les observations de plusieurs télescopes dont Hubble et d’autres observatoires au sol.

Loin d’être fini

L’image de la galaxie M72 en elle-même représente la beauté du cosmos, mais c’est surtout la preuve que le télescope Hubble est encore loin de prendre sa retraite, bien qu’il ait déjà été dans l’espace pendant 32 ans.

D’après l’ESA, les observations de la Galaxie Fantôme faites par Hubble montrent des formations d’étoiles connues sous le nom de « H II regions » à l’intérieur de la galaxie.

L’agence européenne indique qu’en combinant les données collectées par des télescopes fonctionnant à travers le spectre électromagnétique, on peut en savoir plus sur les objets astronomiques qu’en utilisant un seul observatoire.

L’ESA explique que l’addition des observations de Webb, qui utilise des longueurs d’ondes plus longues, va permettre aux astronomes de repérer les régions de formation d’étoiles dans les galaxies. Il sera aussi possible de mesurer précisément les masses et l’âge des amas d’étoiles et d’en savoir plus sur la nature des petits grains de poussière qui dérivent dans l’espace interstellaire.

SOURCE: Engadget

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