Cette pandémie de COVID-19 a aussi des effets sur notre santé mentale, selon ces chercheurs

D’après une étude menée par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis, cette pandémie de COVID-19 a aussi de sérieux effets sur notre santé mentale. Cette étude révèle ainsi que la dépression, l’anxiété ainsi que les pensées suicidaires sont montées en flèche durant cette crise sanitaire, les plus touchés étant surtout les jeunes adultes.

Les résultats d’une enquête en ligne menée fin juin par des chercheurs sur plus de 5 400 adultes américains montrent, en effet, que plus de 60 % des 18-24 ans présentent des troubles psychologiques liés à la crise sanitaire actuelle.

Photo d'un homme triste et seul

Crédits Pixabay

En comparant ces résultats à ceux d’une enquête effectuée à peu près à la même période en 2019, les chercheurs ont conclu que le pourcentage d’Américains présentant des symptômes de troubles liés à l’anxiété a été multiplié par 3, et par 4 pour ceux présentant les symptômes de troubles dépressifs.

Les individus entre 18 et 24 ans sont les plus touchés

L’étude a ainsi révélé un bond du nombre de personnes présentant les symptômes d’au moins un problème psychique tels que la dépression ou l’anxiété, la consommation de substances toxiques liée à des pensées suicidaires.

Mais ce qui est particulièrement frappant, c’est que cet accroissement concerne surtout les individus âgés de 18 à 24 ans et non les catégories d’âges supérieures. La question qui se pose étant alors pourquoi les jeunes semblent particulièrement touchés par les effets psychiques de la situation sanitaire actuelle ?

« Cette découverte met en évidence le large impact de la pandémie et la nécessité de prévenir et de traiter ces conditions », déclarent les chercheurs dans la revue Morbidity and Mortality Weekly Report.

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Les facteurs pouvant favoriser ces troubles psychiques

Les chercheurs n’ont pour autant pas pu déterminer la raison exacte de la prévalence de ces troubles psychiques. Outre la menace de la maladie elle-même, ils ont cependant découvert que l’isolement social, les fermetures des établissements scolaires, le chômage et les soucis financiers n’y seraient pas étrangers.

Selon le New York Times, la réaction psychique des gens dépend de leur capacité à accepter l’incertitude. Mark Czeisler, chercheur en psychologie à l’Université Monash de Melbourne en Australie, a souligné que face à cette pandémie, les jeunes sont particulièrement soucieux quant à leur avenir.

Ce qui expliquerait ces symptômes dans une certaine mesure.

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