Cette start-up chinoise a de sérieuses vues sur les ressources minières de l’espace

Origin Space (une contraction entre Blue Origin et SpaceX ?), une start-up minière spatiale privée basée à Pékin projette actuellement de réaliser des tests pour identifier des ressources extraterrestres, en l’occurrence des astéroïdes proches de la Terre, en vue de leur exploitation.

La start-up chinoise entreprend ainsi de lancer une première mission en novembre prochain, avec un petit satellite d’environ 30 kg baptisé NEO-1 qui sera emporté par une fusée Long March. NEO-1 n’exploitera aucun astéroïde pour cette première mission, mais réalisera diverses opérations aux fins de démonstration et de simulations.

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Un autre satellite, Yuanwang-1 surnommé « Little Hubble », sera ensuite lancé en 2021 afin d’identifier les cibles prometteuses en vue d’une exploitation, suivi de NEO-2 fin 2021 ou début 2022. Ces satellites serviront alors à Origin Space de jalons pour mener à terme ses projets d’exploitation de ressources spatiales.

Origin Space et les prochaines missions qu’elle compte réaliser

Créée en 2017, Origin Space s’est jointe à d’autres pour construire des fusées et des petits satellites, pour devenir un concurrent dans l’industrie des ressources spatiales.

Selon les informations, son premier satellite NEO-1 n’exploitera aucun astéroïde, mais procédera à des vérifications et des démonstrations de multiples fonctions notamment la manœuvre orbitale des engins spatiaux, la simulation de la capture de petits corps célestes, l’identification et le contrôle intelligent des engins spatiaux.

Vient ensuite « Little Hubble », un télescope optique qui servira à identifier des cibles appropriées, les astéroïdes géocroiseurs et de petits objets propres à être exploitées.

Le satellite NEO-2 sera quant à lui chargé du projet lunaire. Il effectuera ainsi un voyage indirect vers la Lune pour des missions d’observation pour finalement atterrir sur notre satellite.

La Chine n’est pas la seule à se lancer dans la course minière spatiale

L’exploitation des ressources spatiales est devenue un grand défi pour de nombreux pays notamment en matière de revenus. D’ailleurs, avec ces projets, Origin Space (et la Chine) fait montre de sa détermination en la matière.

Le géant asiatique n’est pas pour autant la seule nation à vouloir tirer parti des ressources minières spatiales, les États-Unis ainsi que le Japon se sont également lancés dans cette course.

D’ailleurs, après la signature par Donald Trump d’un décret encourageant l’exploitation des ressources spatiales, la NASA a signé un contrat visant à solliciter des sociétés commerciales pour la collecte d’échantillons de régolithes et de roches lunaires pour les lui vendre.

Pour Brian Weeden, directeur de la planification des programmes pour la Secure World Foundation, à part utiliser le régolithe lunaire comme matériau de construction et l’eau comme carburant (si on y arrive) et pour maintenir la vie, il n’existe aucun intérêt majeur pour les gouvernements à acheter ces matériaux.

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