Changement climatique : les Etats-Unis et le Canada ont perdu 3 milliards d’oiseaux en 50 ans

Le changement climatique est sur toutes les lèvres, et pour cause : le dérèglement du climat a des conséquences désastreuses sur notre planète et son écosystème, comme le prouve une récente étude publiée le 19 septembre dernier dans la revue Science.

L’étude dévoile que le réchauffement du climat a entraîné une très forte diminution du nombre des oiseaux aux États-Unis et au Canada. Près de 3 milliards d’oiseaux seraient en effet morts en l’espace de 50 ans, soit entre 1970 et 2019, ce qui représente une inquiétante baisse de 29 %.

Chant Oiseau

Pour les chercheurs à l’origine de l’étude, il s’agit d’une situation vraiment très inquiétante, car pour eux, les oiseaux ne seraient que le sommet de l’iceberg.

Les oiseaux sont en train de mourir

Pour mener leurs études, les chercheurs ont utilisé 48 années d’informations, entre 1970 et 2019, provenant de bases de données standardisées de surveillance des oiseaux, tels que le décompte des oiseaux de Noël de la National Audubon Society.

Ils ont ensuite recoupé les données avec celles provenant d’un réseau de 143 radars météorologiques aux États-Unis et qui ont été récoltées entre 2007 à 2017.

Ils ont ainsi découvert que ce sont 57 % des 529 espèces d’oiseaux se reproduisant aux États-Unis et au Canada qui sont sur la sellette. Le phénomène concerne aussi bien les oiseaux communs (alouettes à cornes), que les espèces introduites (pigeons des villes et moineaux domestiques). Les oiseaux des prairies et de la forêt sont également très touchés par cet inquiétant déclin.

La situation est vraiment grave

Pour Arvind Panjabi, l’un des principaux auteurs de l’étude, la situation est vraiment grave. « Lorsque les oiseaux meurent, cela ne peut sûrement pas être bon pour nous non plus », a-t-il affirmé dans un échange avec le site Gizmodo.

Si le réchauffement du climat n’est pas étranger au phénomène, l’Homme en est surtout le principal responsable en détruisant l’habitat naturel des oiseaux pour aménager des champs ou construire des maisons. A cela s’ajoute la minimisation de l’administration Trump de la loi sur le traité concernant les oiseaux migrateurs (MBTA) qui protège les oiseaux migrateurs des chasseurs.

De quoi faire sérieusement réfléchir sur l’avenir de notre planète. Les auteurs de l’étude espèrent en tout cas que leur travail parvienne à toucher et sensibiliser le maximum de gens et les pousser à agir.