L’Europe ne se laisse pas freiner par le retrait des États-Unis des accords de Paris

Donald Trump a annoncé au début du mois que les États-Unis se retiraient de l’Accord de Paris sur le climat. La nouvelle a été une véritable onde de choc pour les 194 autres états signataires, car le pays de l’oncle Sam a toujours compté parmi les plus importants contributeurs financiers du projet. Deux semaines plus tard, les pays membres de l’Union européenne ont tenu une session afin d’établir de nouveaux engagements pour combler l’absence des USA.

La session extraordinaire s’est déroulée à Strasbourg le 14 juin 2017, sous la direction de Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne. Devant les eurodéputés, M. Juncker a  admis que la décision des américains de se retirer du traité « laisse un vide conséquent ».

Europe

L’Europe continuera à adopter une position ferme en matière d’écologie.

Il a ainsi été décidé que ces lacunes allaient être réparties entre les pays signataires de l’accord. L’objectif final est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 30 % d’ici vingt ans, c’est-à-dire en 2030.

Le retrait des États-Unis est une abdication

C’est sans hésitation que Jean-Paul Juncker a qualifié le retrait des États-Unis d’« abdication » envers les efforts communs qui ont pour but de préserver la couche d’ozone et l’environnement. Pour lui et ses homologues de l’Union européenne, la décision du président Donald Trump est non seulement « irréfléchie », mais surtout « inconsidérée et totalement irresponsable ».

C’est avec détermination que M. Juncker a ajouté qu’il n’y aura pas de « négociation pour un nouveau traité », comme l’avait suggéré le dirigeant américain.

Il encourage au contraire les pays de l’UE à maintenir et respecter les engagements pour le bien du climat et de la planète. Il faut savoir que le problème est surtout d’ordre financier. Les USA faisaient partie des plus importants contributeurs pour la lutte contre le changement climatique.

De nouvelles mesures et engagements pour tous

Pendant la réunion à Strasbourg, les membres du parlement européen ont tous été d’accord sur un point : il est important de compenser la perte financière que représente le retrait des USA. Sans cela, il sera impossible d’atteindre les objectifs et limiter la hausse des températures mondiales à seulement deux degrés Celsius, en attendant de pouvoir l’abolir. Voilà pourquoi tous les États membres de l’UE sont tenus de participer plus activement aux nouveaux engagements instaurés.

Selon la loi, les secteurs concernés par la législation sur la répartition des efforts sont : l’agriculture, les transports, la construction et les déchets. Le quatuor est en effet responsable de près de 60 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Une nouvelle législation devrait être en cours de préparation. En attendant, les négociations continuent encore pour trouver un terrain d’entente entre tous les pays qui ont signé l’accord.

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