Obligée de changer de nom à cause de l’assistant virtuel d’Amazon

Les mauvaises blagues centrées sur les noms sont très fréquentes à l’école. Bien sûr, certains trouvent ces plaisanteries vraiment drôles, mais pour les personnes moquées, la vie peut se révéler très dure.

À cause d’Alexa, l’appellation de l’assistant vocal d’Amazon, une enfant qui porte le même nom (et qui n’a rien demandé), en a payé les frais. Selon les déclarations de sa mère, les moqueries ont tellement traumatisé sa fille, que cette dernière ne voulait plus aller à l’école. Apparemment, le cas de cette gosse est loin d’être isolé.

Un des nombreux assistants domestique d'Amazon
Crédits Nicolas J. Leclercq – Unsplash

Suite aux plaintes d’innombrables parents, Amazon s’est excusé, tout en tentant de se justifier. À titre d’information, ce problème ne touche pas uniquement les enfants, mais aussi les adultes. Et Alexa n’est pas le seul prénom concerné par ce genre d’histoire.

Elle en a vu de toutes les couleurs à cause de son prénom

Selon les déclarations de sa mère, les élèves, et même les enseignants, se moquaient constamment d’Alexa. Ces derniers criaient son nom, avant de donner un ordre, comme s’ils parlaient à un appareil d’Amazon.

Le traumatisme engendré par tous ces comportements a même conduit Alexa et sa famille à prendre de grandes décisions. Ils ont en effet décidé de changer d’établissement et de couper les liens avec leurs anciennes relations. Pour aller plus loin, Alexa a carrément légalement changé de nom.

À noter que, rien qu’au Royaume-Uni, avec 4 000 personnes qui se prénomment Alexa, le cas de cette jeune fille est loin d’être isolé.

À titre d’information, depuis le lancement de l’assistant vocal d’Amazon en 2014, le prénom Alexa a grandement perdu en popularité. Alors qu’en Angleterre ou au Pays de Galles, en 2016, ce prénom se trouvait à la 167e place des prénoms les plus prisés, en 2019, elle a chuté à la 920e position.

A lire aussi : Alexa a aidé à identifier un meurtrier

Pour que ce genre de comportement ne fasse plus de victimes

Suite aux plaintes d’innombrables parents, Amazon s’est excusé, tout en se justifiant, soulignant qu’Alexa n’est pas le seul nom disponible pour son assistant vocal.

Mais des activistes comme Lauren Johnson qui est à la tête de la campagne Alexa is a Human (YouTube), exigent qu’Amazon, qui a fait de l’appellation Alexa l’équivalent d’un « esclave », fasse quelque chose.

D’ailleurs, Amazon n’est pas l’unique firme technologique à l’origine d’une telle situation. En effet, depuis le lancement de Siri d’Apple, en Norvège, en Suède et aux îles Féroé, les gens qui possèdent le prénom Sigrid, qui se lie « See-ree », font les frais de moqueries similaires.

Mots-clés alexaamazon