Pour chercher des extraterrestres, il faut peut-être regarder la Terre

Des chercheurs suggèrent d’examiner la Terre de la même manière que les exoplanètes. En effet, cela pourrait améliorer nos chances de trouver des extraterrestres.

La méthode du transit est un processus de détection des exoplanètes. Elle est utilisée depuis 1999 pour identifier les super-Terres. La technique repose sur des mesures photométriques. Cela consiste à observer les variations de la luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant elle. Toutefois, le concept ne permet pas de savoir si une exoplanète abrite des organismes vivants ou non. Des scientifiques du laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins à Laurel (Maryland) proposent ainsi d’observer la Terre au moyen de la méthode du transit. Le but est d’apprendre à repérer la présence de la vie.

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Une fois les signatures nécessaires identifiées à partir des observations de la Terre, les chercheurs pourraient alors chercher les mêmes indices sur les exoplanètes.

Les limites de la méthode du transit

Pour l’heure, les scientifiques se servent de puissants télescopes – tels que le télescope spatial Kepler et le Satellite de recensement des exoplanètes en transit (TESS) – dans la méthode du transit. Ladite méthode permet d’estimer la taille d’une planète en fonction de la quantité de lumière qu’elle bloque. Elle est aussi utile pour calculer la trajectoire orbitale.

Les données comme la température de l’étoile hôte ainsi que la distance de la planète par rapport à celle-ci sont indispensables. Elles fournissent des indices sur la capacité de l’exoplanète à héberger la vie. Les données fournies par les télescopes peuvent aussi aider à identifier des éléments tels que l’oxygène et le méthane. Malheureusement, ces signatures sont tellement infimes que plusieurs dizaines d’observations de transit doivent être réalisées pour confirmer leur présence.

Partir des certitudes sur le système solaire

Il existe aussi des facteurs qui affectent l’évaluation des molécules atmosphériques d’une exoplanète, entre autres, les changements de saison, les conditions météorologiques et l’activité solaire. D’où la nécessité de mettre en œuvre des technologies plus sophistiquées. La prochaine génération de télescopes devrait aider à changer la donne.

En attendant, Laura Mayorga, astronome du laboratoire de physique appliquée de l’université de Johns-Hopkins, préconise d’étudier la Terre et le système solaire suivant la méthode du transit. Cela pourrait nous aider à améliorer nos connaissances et accélérer ainsi les travaux en matière de recherche de vie extraterrestre. « Le système solaire est le seul endroit où nous avons des certitudes. Nous pouvons tester nos techniques, comprendre leurs limites et faire des liens entre les résultats », a-t-elle expliqué.

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