Chez les orques, les vieilles femelles en ménopause jouent un rôle très important pour la survie de la population

La ménopause est une période assez perturbante pour une femme adulte. Tandis qu’elle peut être bénéfique pour certains groupes d’animaux, et c’est justement le cas chez les orques. En effet, selon les résultats d’une étude, publiés en décembre, la présence d’une grand-mère orque en phase de ménopause augmenterait sensiblement la durée de vie des petits orques.

Des chercheurs ayant longuement étudié les populations d’orque ont démontré que les bébés orques peuvent avoir une plus longue durée de vie en vivant avec une femelle ménopausée. Pour preuve, à chaque décès d’une grand-mère maternelle, le taux de mortalité chez les orques grimpe. Les grands-mères orques seraient donc en quelque sorte les piliers de chaque groupe.

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En effet, les résultats de cette étude montrent que les grands-mères ménopausées sont suffisamment aptes à s’occuper de leurs descendants comparés aux grands-mères qui peuvent encore se reproduire.

Des grands-mères orques en ménopause plus habiles pour élever leurs descendants

Tout d’abord, il faut savoir qu’une orque femelle malgré son âge avancé, peut encore procréer. De l’autre côté, les recherches ont pu conclure que l’attention et soutien qu’apportent les grands-mères ménopausées ne sont pas les mêmes que ceux d’une grand-mère reproductrice. Justement, elles ne reproduisent plus et elles peuvent mieux nourrir et protéger les petits.

De plus, les grands-mères orques possèdent toutes les qualités nécessaires pour bien élever les petits. Elles savent survivre en mer, et notamment où et comment se nourrir facilement.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les chercheurs les qualifient de « leaders » surtout en période de privation. En bref, une grand-mère ménopausée consacre tout son temps aux petits du groupe, c’est pourquoi ces derniers peuvent survivre longtemps.

La présence de ces grands-mères influe positivement sur le taux de mortalité chez les petits

Les scientifiques ont fait une étude sur deux populations d’orque se trouvant dans l’État de Washington et en Colombie-Britannique. Cette étude assez complexe a permis d’identifier à quel âge les bébés orques mourraient après le décès de leurs grands-mères maternelles.

Les résultats ont montré que plusieurs d’entre eux sont décédés juste quelques années après la disparition de la femelle âgée. Ainsi, ils ont conclu que le décès d’une grand-mère ménopausée est fatal pour les bébés orques et augmente le taux de mortalité chez les petits.