En Chine, mort d’un homme infecté par le virus “Monkey B”

C’est la nouvelle qui a fait la une des médias en Chine il y a quelques jours. Le 17 juillet 2021, les autorités sanitaires chinoises ont rapporté la mort d’un homme infecté par le virus « Monkey B », également connu sous le nom d’herpès B du singe. D’après les sources, la victime était âgée de 53 ans.

Cet homme travaillait en tant que vétérinaire dans un institut de recherche spécialisé dans l’élevage de primates. Le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a indiqué qu’il a contracté la maladie après avoir disséqué deux singes morts au début du mois de mars 2021. Un mois après être entré en contact avec ces singes, le vétérinaire a commencé à souffrir de symptômes inquiétants. Les sources évoquent entre autres des vomissements, des nausées, de la fièvre et des symptômes neurologiques.

Un petit singe
Crédits Eshan Chandra – Pixabay.com

Son état s’est rapidement aggravé et il est décédé le 27 mai 2021.

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Les risques d’épidémie sont faibles

Le virus Monkey B n’est pas nouveau. Sa découverte remonte en effet à 1932. C’est un virus extrêmement répandu chez les singes. Bien qu’il soit relativement rare, le virus Monkey B est souvent mortel pour l’Homme. Depuis sa découverte, 50 cas ont été répertoriés par les chercheurs.

L’annonce de ce décès soulève une nouvelle vague d’inquiétude. La population mondiale s’interroge actuellement sur la transmissibilité du virus Monkey B. Cependant, à en croire les chercheurs, nous n’avons pas à craindre une nouvelle épidémie. En effet, l’herpès B du singe ne se transmettrait pas facilement entre humains.

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Que sait-on du virus Monkey B ?

D’après les chercheurs, cette maladie se transmet le plus souvent par contact direct avec un primate. Depuis la découverte du virus Monkey B, il n’y a eu qu’un seul cas documenté d’être humain infecté par une autre personne. Sa transmission se fait généralement via les fluides corporels des singes. Cela peut être du sang ou de la salive.

En dépit de cela, les scientifiques préfèrent rester vigilants. Selon eux, l’herpès B du singe peut quand même « constituer une menace zoonotique potentielle. » Ils suggèrent donc « de renforcer la surveillance des macaques de laboratoire et des travailleurs. »

Pour écarter tous les risques, les autorités sanitaires ont fait passer des tests au médecin et à l’infirmière qui étaient en contact avec le vétérinaire décédé récemment du virus. Leurs résultats sont ressortis négatifs.