Non, la Chine n’a pas perdu le contact avec sa seconde station spatiale

Alors que le deuxième laboratoire spatial de la Chine, le Tiangong-2, a plongé de façon inattendue en direction de la Terre, de nouvelles données permettent d’établir que celui-ci ne s’écrasera probablement pas sur notre planète comme l’a fait son prédécesseur en avril 2018.

La Chine aurait déjà pris quelques dispositions pour désorbiter Tiangong-2 au cas où le laboratoire aurait continué sa descente.

Tiangong-2 a commencé à pointer sa direction vers la Terre il y a deux semaines environ, descendant à une altitude de 95 kilomètres. Néanmoins, le vendredi 22 juin 2018, un astronome de Harvard, Jonathan MacDowell, a remarqué que le laboratoire est remonté sur son ancienne orbite, situé à 390 kilomètres de la Terre.

Selon McDowell, ce retour de Tiangong-2 à sa position initiale n’est pas le fruit du hasard comme le démontrent les données de manœuvre recueillies par le gouvernement américain.

Un test de fonctionnement

L’astronome déclare que la chute de Tiangong-2 était un exercice orchestré par la Chine pour collecter plus de données sur le fonctionnement des sous-systèmes à bord de la station spatiale, plus particulièrement, ses propulseurs, qui seront intégrés à bord de la station spatiale que la Chine compte envoyer dans l’espace en 2022.

McDowell a ajouté que le gouvernement chinois avait probablement voulu tester le fonctionnement et la fiabilité du système de propulsion de Tiangonng-2 après deux années passées dans l’espace.

Ce deuxième laboratoire chinois de 9,5 tonnes a été mis en orbite en septembre 2016.

Tiangong-2 ne s’écrasera pas encore sur Terre

Le premier laboratoire chinois, Tiangong-1, a été lancé en septembre 2011. Toutefois, les autorités chinoises en ont perdu le contrôle en mars 2016. Rien n’a pu être fait lorsque le laboratoire a plongé en direction de la Terre le 1er avril 2018 pour venir se briser et se consumer dans le sud du Pacifique.

Les manœuvres effectuées par les autorités chinoises sur Tiangong-2 laissent penser que ce deuxième laboratoire est sous leur contrôle. Selon McDowell, ces manœuvres ont consommé beaucoup de carburants. L’astronome pense que la Chine ne devrait avoir aucun mal à désorbiter Tiangong-2 si elle le voulait.

L’unique condition pour que la Chine réussisse à désorbiter ce laboratoire sera que celui-ci contienne assez de carburants.

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