Chirurgie esthétique : les utilisateurs de Tinder et Snapchat n’ont rien contre l’idée de passer sous le bistouri

Tinder, Snapchat et la plupart des réseaux sociaux proposent des filtres pour nous permettre de retoucher nos photos. Grâce à ces outils, il est possible de mettre en valeur ses yeux ou ses lèvres, mais aussi de supprimer tous les petits défauts de la peau.

Si la plupart des utilisateurs n’envisagent pas de procéder à ces modifications en vrai, certains se disent ouverts à la chirurgie esthétique.

Crédits Pixabay

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université Johns Hopkins, aux États-Unis, et publiée le jeudi 27 juin dernier dans le Journal de l’American Medical Association (JAMA), ce sont surtout les utilisateurs de Tinder, Snapchat et YouTube qui semblent le plus intéressés par la chirurgie plastique.

C’est parce que ces sites et applications sociales sont davantage tournés vers les photos et vidéos, ce qui dirige naturellement les utilisateurs vers les filtres et autres fonctionnalités similaires.

Plus de 200 personnes interrogées

L’étude menée par l’université Johns Hopkins a rassemblé près de 250 volontaires, tous majeurs et âgés en moyenne de 25 ans, à qui les chercheurs ont distribué des questionnaires.

Les participants étaient invités à donner des renseignements sur les médias sociaux qu’ils utilisent le plus, mais aussi le temps qu’ils y passent, ou encore s’ils aiment utiliser des filtres lorsqu’ils prennent des photos ou se prennent en selfie. Si oui, les volontaires devaient également préciser les outils de montage qu’ils utilisent le plus : Photoshop, VSCO, Snapchat ou Instagram.

Les participants devaient ensuite répondre à une autre série de questions qui se concentrait cette fois-ci sur leur estime de soi et leurs opinions vis-à-vis de la chirurgie plastique. Avec des questions directes pour savoir s’ils seraient éventuellement intéressés par l’idée de se faire opérer pour « changer » ou bien « retoucher » certaines parties de leur visage.

Des résultats très révélateurs

En comparant les réponses aux questionnaires, les chercheurs ont découvert que les utilisateurs de Facebook et WhatsApp ne sont pas intéressés par la chirurgie esthétique. Les experts suggèrent que c’est parce que ces deux médias sociaux reposent davantage sur les messages et les discussions et non sur les photos et images, comme c’est le cas pour Tinder, Snapchat et YouTube.

Les chercheurs avancent justement à ce sujet que « la validation de l’estime de soi est une motivation importante pour inciter les gens à rejoindre et utiliser Tinder [Snapchat et YouTube], ce qui contribue aux résultats plus élevés [d’acceptation de la chirurgie plastique] parmi [leurs] utilisateurs. »

Cette étude « très sérieuse » pourrait ainsi être d’une aide très précieuse pour les chirurgiens esthétiques, notamment pour comprendre leurs patients et mieux répondre à leurs attentes.