Chronos, l’étoile mangeuse de planètes

Chronos n’est pas une étoile tout à fait comme les autres. D’après les chercheurs de l’Université de Princeton, l’astre aurait en effet englouti une quinzaine de planètes similaires à la Terre dans son passé.

Chronos ne se trouve pas à côté de chez nous et elle est ainsi située dans la constellation de Cassiopée et donc dans une des 88 constellations visibles depuis l’hémisphère nord. Relativement importante, elle abrite de nombreux systèmes différents et l’un d’entre eux se compose de deux étoiles.

V830 Tau

HD 240430 et HD 240429 se trouvent en effet à environ 320 années-lumière de notre propre planète et elles partagent le même système stellaire.

Chronos, une étoile pas tout à fait comme les autres

Semyeong Oh s’intéresse depuis plusieurs mois à ce système binaire et elle a monté une équipe afin d’en dresser le portrait.

Les chercheurs ont notamment porté leur attention sur les deux étoiles vivant dans le système et ils ont réalisé que ces dernières étaient assez différentes l’une de l’autre. HD240430, ou Krios pour les intimes, comprend en effet moins de lithium, de magnésium et de fer que son compagnon.

HD 240429, aussi connu sous le surnom Chronos, affiche des taux beaucoup plus élevés et Semyeong Oh a ainsi pensé pendant un moment que ces deux étoiles ne partageaient pas réellement le même système.

Puis, en poussant plus loin leurs investigations, les planétologues ont fait une étonnante découverte. Contrairement à son frère, Chronos aurait dévoré plusieurs planètes au long de sa vie.

Intrigués, les chercheurs ont effectué des simulations en se basant sur les données collectées sur les deux étoiles. D’après leurs calculs, l’excédant de composés chimiques de l’étoile correspondrait à environ quinze masses équivalentes à celles de notre propre planète.

L’étoile aurait absorbé l’équivalent de quinze planètes terrestres

En d’autres termes, selon les chercheurs, Chronos aurait dévoré une quinzaine de planètes depuis sa création.

Toute la question est évidemment de savoir comment. Pour le moment, les chercheurs n’ont pas trouvé d’explication logique à ce phénomène, mais ils ont tout de même développé plusieurs théories.

Ils pensent notamment que l’équilibre du système a pu être perturbé par le passage d’une autre étoile dans la région, une étoile qui aurait entraîné des perturbations à travers tout le système, notamment au niveau de l’orbite de ces planètes disparues. Il faudra cependant de nouvelles analyses pour s’en assurer et pour déterminer la viabilité de cette hypothèse.

En attendant, Semyeong Oh et son équipe peuvent être fiers d’eux, car c’est la première fois que des astronomes découvrent un tel système.

L’étude complète peut être consultée chez arxiv.