Cloudflare va devoir révéler l’identité des administrateurs du site Manga1000

Après une plainte portée par Shogakukan, une grosse pointure dans l’édition de manga au Japon, Cloudflare se trouve dans l’obligation de révéler des informations confidentielles sur les sites Manga1000 et Manga1001. L’éditeur de manga a en effet reçu l’autorisation de demander les identités des administrateurs de ces sites de mangas pirates, dont l’un est proche du top 500 dans son pays d’origine.

Rappelons que Cloudflare est une société américaine dont le travail est d’assurer la sécurité des sites web et notamment d’empêcher les violations des données. Les sites pirates ont ainsi souvent recours aux services de l’entreprise pour garder leur anonymat. Cependant, la firme doit cette fois-ci aller à l’encontre de sa politique suite à une décision de la justice.

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Notons que c’est la seconde fois au cours de ce mois qu’une assignation DMCA est dirigée vers Cloudflare.

Une demande d’assignation DMCA dirigée vers Cloudflare

Pour préserver l’identité de leurs administrateurs, les sites optent souvent pour des services de confidentialité comme Cloudflare. Toutefois, cette société étant une entité américaine, elle doit se conformer aux ordonnances établies par le tribunal.

Le tribunal californien a récemment approuvé une demande d’assignation DMCA soumise par l’éditeur Shogakukan. Et selon les avocats de ce dernier, la firme américaine devra dévoiler l’identité des personnes se trouvant derrière les sites pirates Manga1001 et Manga1000 à l’éditeur de manga japonais.

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Une action pour contrer les violations de droits d’auteur

Il s’agit clairement d’un souci de droits d’auteur. Ainsi, Cloudflare devra révéler les noms complets, les adresses physiques, les numéros de téléphone, les adresses mail, les numéros de compte, les numéros de carte de crédit, les détails de facturation, les fournisseurs d’hébergement, les serveurs, les journaux et les adresses IP des administrateurs des deux sites pirates.

La firme est tenue de présenter ces informations à l’équipe juridique de Shogakukan à San Francisco d’ici le 5 juin 2020. Cependant, reste à savoir si ces informations seront vraiment utiles à l’éditeur. Rappelons qu’en septembre dernier, il avait également poursuivi le site de remplacement de Mangamura Hoshinoromi devant un tribunal fédéral de New York. Cependant, les administrateurs du site ont tout de même trouvé le moyen de s’en sortir.

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