Coca Cola est de nouveau le champion du monde de la pollution plastique

Tout comme l’année dernière, Coca Cola a récemment reçu le titre de « plus grand pollueur plastique au monde ».

Durant la célébration de la Journée mondiale du nettoyage, plus de cinquante milles personnes se trouvant dans différents pays ont été sensibilisées pas la BFFP (Break Free From Plastic) pour ramasser des déchets plastiques. Et 40% ont été reconnus appartenir à la marque.

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Si parmi les dix premiers pollueurs, on trouve Nestlé avec 4 846 pièces de déchets, Pepsi avec 3 362 pièces, Coca Cola occupe la première place avec 11 732 pièces collectées. Un nombre qui dépasse largement ceux de ses compétiteurs.

Le recyclage ne suffit pas pour réduire la pollution plastique

Selon Von Hernandez, coordinateur mondial du BFFP : « Ce rapport fournit davantage de preuves que les entreprises doivent de toute urgence redoubler d’efforts pour remédier à la crise de la pollution plastique qu’elles ont créée ».

En effet, l’augmentation des déchets plastiques dépend surtout de la production d’emballages plastiques à usage unique et il rajoute que dans cette optique « le recyclage ne résoudra pas le problème ».

D’ailleurs, le processus dépend en grande partie de la forme chimique du plastique, dans le sens où toutes les matières plastiques ne sont donc pas forcément recyclables.

Selon le BFFP, seulement 9% des déchets ont pu être recyclés depuis 1950, le recyclage n’est donc pas « une solution magique ». L’unique moyen de procéder est la réduction significative de l’utilisation d’emballage plastique par les entreprises.

Pour Coca Cola, l’utilisation des plastiques pas prête de disparaître

La pollution par les déchets plastiques ne cesse de s’accroitre malgré les investissements de grandes entreprises comme Coca Cola pour les recycler.

Selon Abigail Aguilar, coordinatrice de la campagne de communication sur le plastique de Greenpeace Asie du Sud-Est : « Ces stratégies protègent en grande partie le modèle commercial obsolète à l’origine de la crise de la pollution plastique et ne feront rien pour empêcher ces marques d’être à nouveau désignées comme les plus gros pollueurs ».

Mais la réplique de Coca Cola est très simple : « De nombreuses personnes dans le monde souhaitent voir le plastique disparaître. Nous savons que cela ne se produira pas » a déclaré Ben Jordan, directeur principal de la politique environnementale. Toujours selon lui : « (…) le plastique présente de nombreux avantages. Nous allons tous utiliser le plastique pendant des années et des années ».

Ce qui a le mérite de clore le débat dans le sens où finalement, la responsabilité de la pollution incombe à chacun dans sa manière d’utiliser et de se débarrasser des matières plastiques.