Comment Hong Kong a su répondre efficacement contre la Covid-19

À Hong Kong, la pandémie mondiale qui a commencé en Chine a bien fait des victimes, mais le taux de mortalité est de seulement 2 %. Pourtant, cette région administrative spéciale du pays de Mao est très peuplée, avec 6 763 habitants au kilomètre carré. La raison est que le corps médical a bénéficié de l’expérience obtenue en 2003, quand le pays a été touché par la première vague de SRAS.

Il est maintenant confirmé que l’infection mondiale est causée par un virus qui ressemble fortement à celui qui a sévi il y a un peu moins de vingt ans. D’ailleurs, le nouveau microbe porte le nom de SRAS-Cov-2, et des symptômes similaires sont remarqués chez les patients.

Crédits Pixabay

Le microbiologiste Yuen Kwok-Yung déclare que la ville a su répondre efficacement contre l’épidémie en appliquant des mesures sanitaires strictes et efficaces.

L’hospitalisation, même pour les cas qui ne sont pas graves

Dans les pays occidentaux, la politique des soins était de rester à la maison si on ressentait les premiers symptômes : un peu de fièvre, de la toux … Les autorités ont pensé que pour éviter la surpopulation dans les hôpitaux, on devait seulement admettre les cas graves. Un état est considéré comme critique, quand le malade a des difficultés à respirer ou qu’il se sent vraiment mal.

Dans la ville de Hong Kong, les choses se sont passées différemment, car dès l’apparition de signes bénins, un individu est tout de suite hospitalisé. En effet, non seulement la maladie peut s’aggraver en quelques heures, mais surtout, cela permet au personnel de santé d’isoler les cas suspects et éviter une propagation importante du virus.

À lire aussi : Au Nevada, un homme a attrapé la Covid-19 deux fois

La médication utilisée contre le coronavirus à Hong Kong

Lorsqu’un nouveau type de pneumonie a frappé l’Empire céleste en 2003, le docteur Yuen et son équipe avaient déjà conscience que le pire était encore à venir. Pourtant, à ce jour, aucun traitement n’a été officialisé par l’OMS comme étant une solution radicale contre la maladie. À Hong Kong, les patients ont été traités avec la ribavirine et la kaletra, des antiviraux à large spectre.

Pour soigner efficacement les malades, les médecins hongkongais ont préconisé de combiner les médicaments dès les premiers jours de l’infection, chez les individus contaminés. Agir le plus tôt possible permet d’augmenter les chances d’éliminer le virus et de raccourcir le temps d’hospitalisation. Le plasma de convalescence a également été utilisé chez certains patients pour compléter le cocktail thérapeutique.

À lire aussi : Tout ce qu’il faut savoir du couvre-feu mis en place en France pour limiter la propagation de la Covid-19