Comment les chercheurs se protègent-ils des virus en laboratoire ?

En cette période de pandémie, le port de masque est indispensable. Combiné aux gestes barrières, il limite considérablement la transmission de la Covid-19. Pourtant, bien avant la pandémie, les masques faisaient déjà partie du quotidien des chercheurs en laboratoire. Cela est notamment dû aux dangers auxquels ils sont parfois confrontés.

Leur travail peut en effet les amener à manipuler des virus mortels. Dans un article publié sur le site Science Alert, le chercheur Jerry Malayer de l’université d’Oklahoma, est revenu sur les conditions de travail de ces scientifiques. A travers sa publication, on se rend compte de l’importance du port de masque.

Une femme portant un masque devant son ordinateur
Photo d’Engin Akyurt – Pixabay.com

Comme Jerry Malayer le souligne, les chercheurs ne s’en séparent jamais lorsqu’ils sont appelés à étudier de dangereux virus.

La sécurité avant tout

Les chercheurs estiment qu’il existe actuellement 1400 agents pathogènes (virus, bactéries ou encore champignons) connus de l’Homme.

Certains d’entre eux peuvent causer de graves maladies ou entrainer la mort. Dans son article, Jerry Malayer souligne l’importance d’étudier ces agents pathogènes pour comprendre comment ils peuvent affecter l’Homme. En comprenant leur mode d’action, les scientifiques peuvent en effet concevoir des moyens efficaces pour s’en protéger.

Pour comprendre ces pathogènes, des études en laboratoire sont nécessaires. Mais étant donné le danger que certains d’entre eux représentent, les experts doivent respecter plusieurs procédures de sécurité avant de les manipuler. Des années d’études ont permis aux experts de développer des méthodes de sécurité en laboratoire permettant de travailler avec de dangereux agents pathogènes sans courir de risques.

Un masque, une blouse et des gants

Jerry Malayer attire notre attention sur deux principes qui régissent les travaux en laboratoire quand il s’agit d’étudier des pathogènes mortels. Dans un premier temps, il y a ce que les chercheurs appellent la biosûreté. Elle englobe les mesures prises pour empêcher le vol, la perte, le détournement ou la libération d’agents pathogènes.

Ensuite, il y a la biosécurité. Cette fois-ci, c’est l’ensemble des technologies et pratiques mis en œuvre pour prévenir l’exposition involontaire à des matières infectieuses ou leur libération accidentelle. D’après Jerry Malayer, malgré l’application de toutes ces mesures, le risque zéro n’existe pas.

C’est pour cela que les chercheurs s’assurent également de toujours porter un masque, une blouse et des gants. Parfois, ils utilisent même des respirateurs spéciaux pour filtrer l’air qu’ils respirent lorsqu’ils sont au laboratoire.

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