Comment lutter contre ses peurs, par un neurochirurgien

La peur est un sentiment que l’on ne contrôle pas et qui survient lorsqu’on est confronté à un évènement dont on sait que les conséquences ne vont pas être bonnes. Quand on a peur, il est facile de se retrouver paralysé et de prendre des mauvaises décisions. Toutefois, il y aurait un moyen de surmonter ses peurs, comme l’indique le Dr. Mark McLaughlin, neurochirurgien et auteur du livre « Cognitive Dominance : A Brain Surgeon’s Quest to Out-Think Fear », et cela commence par la compréhension du fonctionnement du cerveau.

Selon McLaughlin, il est possible d’entrainer notre cerveau pour que celui-ci pense différemment quand les événements nous effraient et que nous ne savons pas quoi faire. McLaughlin en sait quelque chose puisque dans son métier, il est souvent confronté à des situations intenses.

Un dessin d'une personne apeurée
Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

Pour gérer le stress et accroitre ses performances professionnelles, il a mis au point un système de quadrants qui lui permet d’exploiter la puissance de ses hémisphères cérébraux. Il a expliqué que son système pouvait être utilisé dans n’importe quelle situation de la vie de tous les jours.

D’après McLaughlin, il est nécessaire de comprendre comment le cerveau traite les informations. L’on sait que l’hémisphère gauche est l’endroit où ont lieu certains aspects de la pensée logique, et cette partie est considérée comme la partie objective du cerveau. Quant à l’hémisphère droit, il est plus subjectif et sert à avoir une vue d’ensemble d’une situation. Chaque hémisphère a ses forces et ses faiblesses, et comprendre comment ils travaillent ensemble va permettre de savoir comment gérer une situation de peur.

Le système des quadrants

Selon les explications de McLaughlin, on devrait être capable d’avoir des réactions mathématiques et pouvoir traiter nos décisions de la même façon au lieu de laisser la peur prendre le contrôle de nos actions. Pour cela, il faut utiliser un graphe avec un axe X et un axe Y. X représente l’hémisphère gauche qui est logique, objectif et scientifique. Y représente l’hémisphère droit qui est subjectif et qui arrive à juger une situation à l’aide des sentiments.

Lorsqu’on fait face à un événement imprévu et stressant, il faut se demander quels sont les faits objectifs, et qu’est-ce qu’on pense subjectivement de la situation. Ces faits et ces pensées sont-ils positifs ou négatifs ?

Si les faits et les pensées sont tous négatifs, on se trouve en bas à gauche du graphe. C’est le quadrant des événements graves comme la perte d’un proche ou la perte d’un emploi.

Si les faits sont positifs mais les pensées subjectives négatives, on se trouve en bas à droite du graphe. C’est par exemple ce que l’on ressent quand on a trouvé un travail de rêve mais que son patron est toxique. L’on ressent un sentiment d’anxiété pour le futur.

Quand les faits objectifs sont négatifs mais que les pensées sont positives, on se trouve en haut à gauche du graphe. C’est ce que McLaughlin appelle le quadrant de la résilience. Par exemple, on peut avoir perdu son travail mais on a maintenant du temps pour finir le livre que l’on a toujours voulu écrire.

Finalement, quand les faits et les pensées sont tous positifs, on se trouve en haut à droite du graphe. D’après le neurochirurgien, les gens appellent souvent ce quadrant « le flux ». C’est lorsque tout correspond à ce que l’on pense. C’est la meilleure des sensations. Malheureusement, on ne peut pas vivre dans le flux. Les trois autres quadrants sont nécessaires pour que la vie soit intéressante.

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Comment se servir de ce système

Pour créer des changements, il faut accepter que l’on se trouve dans l’un des quadrants. Parfois, on a affaire à des faits et des pensées négatifs, mais il est possible d’entrainer son cerveau à utiliser la dominance cognitive pour pouvoir passer dans un autre quadrant.

Pour passer dans un nouveau quadrant, il faut d’abord avoir une définition claire de qui l’on est. Est-ce qu’on est un leader, un serviteur, ou encore un assistant ? Après cela, il faut identifier un micro-but sur lequel on peut se concentrer pour pouvoir faire bouger les choses. Il faut prendre des décisions qui vont faire bouger dans la direction positive de l’axe des Y. Selon McLaughlin, même un petit pas peut produire un coup de dopamine qui peut créer un nouveau réseau dans le cerveau.

Ainsi, savoir où l’on se trouve est réconfortant et correspond au point de départ pour s’adapter au changement. D’après le neurochirurgien, on peut voir ce que l’on a besoin de faire pour grimper le long de l’axe des Y.

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