Comment protéger la Lune et Mars des germes de la Terre ?

Le 9 juillet 2020, la NASA a publié des mesures visant à protéger les autres planètes des germes terrestres, au fur et à mesure que les projets de vols spatiaux humains et robotiques progressent.

Les deux NID (Nasa Interim Directive) détaillent les nouvelles exigences imposées aux missions à destination et en provenance de la Lune et de Mars pour que les corps planétaires soient à l’abri de toute éventuelle contamination biologique.

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La première directive aborde les complications provenant de la Terre dans le cadre des futures missions lunaires. La seconde couvre quant à elle les problèmes pouvant être rencontrés une fois sur Mars. Il y a également le risque qu’une infection puisse être ramenée sur Terre par n’importe quel autre corps cosmique.

Il est important que les voyageurs spatiaux ne laissent rien derrière eux, comme des substances organiques qui pourraient devenir problématiques pour les recherches futures.

Tenir compte des intérêts de chaque communauté spatiale

« Nous essayons d’équilibrer les intérêts de la communauté scientifique, commerciale et ceux de l’exploration humaine. Ces NID tiennent compte des intérêts de trois communautés spatiales spécifiques », a déclaré Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA.

La NID sur la Lune comprend deux catégories différentes. La première, qui implique la majeure partie des zones se trouvant sur ce satellite, ne requiert pas beaucoup de mesures de protection planétaire. Tandis que des règles plus strictes touchent particulièrement les zones de la deuxième catégorie. Il s’agit des extrémités du pôle Nord et du pôle Sud.

En plus, il est important de souligner que les sites lunaires où se trouvent les équipements laissés par les missions Apollo relèvent de cette directive en particulier.

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Des directives provisoires

En revanche, le cas de Mars est un peu plus compliqué. La contamination en amont et en aval a été prise en compte étant donné que les scientifiques ont encore beaucoup à apprendre sur la planète rouge.

Il se peut ainsi qu’il y ait des micro-organismes martiens potentiellement capables d’infecter la Terre. L’inverse n’est pas non plus impensable.

La NID est sur le point de développer les meilleures façons de mettre en œuvre une protection planétaire en rapport avec Mars. Quoi qu’il en soit, les catégories spécifiques comme celles qui ont été identifiées pour la Lune ne sont pas encore spécifiées.

En général, ces règles ne sont que des directives provisoires. Ils vont certainement subir de nombreuses modifications par la suite.

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