Un homme a été condamné à écrire 144 choses gentilles sur son ex-petite amie

D’habitude, les juges ont coutume de condamner les accusés à des peines d’amende ou d’emprisonnement.  Toutefois, leurs prérogatives peuvent s’étendre plus loin. Vendredi dernier, à Hawaï (États-Unis), un homme âgé de trente ans a été condamné à écrire une liste de cent quarante-quatre compliments à son ex-petite amie. La juge Rhonda Loo a également précisé qu’aucun mot de la lettre ne devra être répété deux fois.

Tout a commencé lorsque l’ex-compagne de Daren Young a soumis une demande d’éloignement à la justice. Le 22 février, le tribunal a accédé à la requête. Daren a donc reçu l’interdiction de la contacter. Toutefois, un mois passé, il n’a pas pu résister à la tentation de lui envoyer une centaine de textos.

Condamnation SMS

Le 22 mai, entre 20h39 et 23h10, l’homme a ainsi envoyé cent quarante-quatre messages aux contenus peu flatteurs à son ancienne petite amie.

Une grosse amende et d’autres sanctions

« Pour toutes les vilaines choses que vous avez dites à son sujet, vous allez dire quelque chose de gentil », a déclaré la juge. Néanmoins, la liste n’est pas la seule sanction infligée à l’Hawaïen. Il a également été condamné à deux ans de liberté conditionnelle. Il devra en outre payer une amende de deux milles quatre cents dollars et effectuer deux cents heures de travaux d’intérêt général.

« C’est tellement puéril de penser qu’un homme adulte peut être si heureux », s’est indignée la juge Loo en s’adressant à Young.  « Je ne sais pas si je devrais vous couper les doigts ou vous priver de votre téléphone pour vous empêcher d’envoyer des SMS », a-t-elle ajouté. Elle l’a également prévenu : « J’espère que vous n’avez plus de téléphone et, si vous l’avez, j’espère que vous n’avez plus son numéro »,

« Pas de SMS, pas de problèmes »

« Le fond de cette affaire, c’est pas de SMS, pas de problèmes », a résumé l’avocat commis d’office de l’accusé. Il a précisé devant le tribunal que son client comprend maintenant ce qui se passe quand on ne respecte pas la décision de la justice.

Il y a lieu de reconnaître le caractère jurisprudentiel de cette décision. En effet, cette forme de sanction n’est pas une première.

Michael Cicconetti, un juge de l’Ohio, a déjà imposé à deux condamnés une sanction qui consistait à conduire un âne en public.  Les deux jeunes de dix-neuf ans, qui avaient vandalisé une scène de la nativité, ont également été tenus de brandir une pancarte sur laquelle était écrit : « Désolé pour l’offense de Jackass ».

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