Conflit diplomatique US-Turquie : Reycep Teyepp Erdogan appelle au boycott de l’iPhone

Les États-Unis et la Turquie ont toujours été en très bon terme jusqu’à récemment. La détention d’un pasteur évangélique américain sur le sol turc a été l’argument principal des hostilités. Très vite, les États-Unis ont pris des sanctions, dont l’imposition des droits de douane pour tous les produits turcs destinés au marché américain.

Le conflit diplomatique a eu un sérieux impact sur l’économie de la Turquie. Le taux d’échange de la monnaie est très bas et le président turc Recep Tayyip Erdogan a pris des mesures drastiques. Il a annoncé que le pays allait lancer leurs propres marques de téléphones. Le dirigeant a même encouragé le peuple à acheter les téléphones Vestel Venus qui sont produits localement.

Le Vestel Venus Z20 est ainsi en passe de remplacer l’iPhone. Il faut noter que le boycott concerne tous les produits américains sur le territoire turc.

Zoom sur la société Vestel

Vestel est l’une des marques phares en Turquie. La start-up produit surtout des biens de consommation en grande quantité. Il s’agit, entre autres, de smartphones, de téléviseurs et de machines à laver. La société est particulièrement fière de son téléphone haut de gamme dénommé Vestel Venus Z20 dont le prix avoisine 280 dollars.

Le Vestel Venus est donc appelé à concurrencer, plus précisément à supplanter, l’iPhone en Turquie. Ce modèle est composé d’un processeur Qualcomm Snapdragon 630, d’une mémoire vive de 4 Go et d’un stockage interne de 64 Go. Le terminal embarque Android 8.1 Oreo et des appareils photo de 5 et 16 mégapixels.

L’appel au patriotisme

En Turquie, les démonstrations de patriotisme sont très courantes, surtout lorsqu’il s’agit de redresser l’économie du pays. Depuis les différends avec les USA, Vestel a enregistré une augmentation de 5% de ses actions. Malgré la ferveur des Turcs, beaucoup se demandent s’il est possible de boycotter les produits occidentaux, car les composants des smartphones de Vestel sont importés des États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que la décision de Donald Trump influe sur l’avenir d’un pays ou d’une entreprise. La multinationale chinoise ZTE par exemple a frôlé la faillite à cause de la sanction qui l’empêchait de commercialiser ses produits aux USA.

Dans ce cas cependant, les entreprises comme Vestel dépendent encore des fournisseurs américains. Ce qui risque de mettre le constructeur dans une situation compliquée.