Conflit sino-indien : l’Inde interdit 47 nouvelles applications chinoises

À la suite des péripéties ayant mené au mois de juin à l’interdiction de TikTok, WeChat ou ShareIt en Inde, le conflit sino-indien continue de plus belle. Tout récemment, le gouvernement indien a confirmé l’interdiction d’utilisation de plusieurs dizaines d’applications mobiles supplémentaires développées par des entreprises chinoises. Une décision qui démontre bien l’état de la gravité des échanges entre ces deux pays les plus peuplés au monde.

Pour la petite histoire, le sentiment anti-chinois en Inde a débuté lorsque plus de 20 soldats indiens ont été tués lors d’un affrontement militaire à la frontière avec la Chine située dans l’Himalaya. Dès lors, ce sentiment a gagné en popularité et s’est intensifié jusqu’à pousser le gouvernement de New Delhi à interdire l’utilisation sur le territoire indien de 59 applications chinoises.

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À la date du 21 juillet 2020, l’Inde réaffirme sa position en interdisant l’utilisation de 47 applications chinoises supplémentaires toutefois, la capitale indienne n’a pas encore confirmé la liste complète des applications concernées.

Vers encore plus d’interdictions

La nouvelle ordonnance d’interdiction qui a émané du Ministère de l’Électronique et de l’Informatique, a été rendue publique le soir du 24 juillet dernier. D’après le témoignage d’une personnalité affectée au dossier, les applications visées par l’interdiction sont celles qui facilitent l’accès à des services déjà interdit. Parmi ces derniers figurent Cam Scanner Advance et des versions légères personnalisées de Helo et ShareIt.

D’après le rapport de médias locaux comme The Economic Times ou India Today, le gouvernement central de New Delhi serait sur le point d’examiner 275 applications supplémentaires développées par des entreprises chinoises. Parmi ces applications figurent le service de streaming Resso de ByteDance, Ali Express et le jeu sur mobile PUBG. Toutefois, aucune décision n’a encore été prise pour le moment.

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Une manne inattendue

Comme à quelque chose malheur est bon, la décision de l’Inde n’a pas produit que des conséquences négatives. En effet, de nombreuses startups indiennes ont saisi l’occasion pour combler le vide laissé par l’interdiction des applications chinoises sur le territoire. Parmi ces startups figurent deux entreprises soutenues par Twitter : Roposo d’InMobi Group et Sharechat, qui à eux deux ont amassé des millions d’utilisateurs lors du mois de juillet.

Toutefois, selon le cabinet de recherche Kantar, le plus grand gagnant dans ce conflit est le service offert par Facebook et Instagram. Ce service, qui a lancé en Inde sa fonction Reels vers le début du mois de juillet, a engorgé lors des dernières semaines, une augmentation de 30 % des engagements utilisateurs dans le pays.

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