Contrairement aux autres plateformes, Facebook maintient ses publicités à connotation politique

En octobre dernier, Twitter a annoncé que les publicités à connotation politique seraient désormais interdites sur la plateforme, sauf pour les cas de publicités « fondées sur des causes ».

Puis, en novembre dernier, la compagnie Google a annoncé qu’elle allait limiter l’accès des annonces politiques aux internautes.

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Bien que beaucoup s’attendaient à ce que le géant des médias sociaux Facebook suive leurs pas, celui-ci a annoncé qu’il allait maintenir sa politique actuelle sur les publicités politiques. Le vice-président des affaires mondiales et de la communication de l’entreprise, Nick Clegg a en effet fait une déclaration selon laquelle Facebook ne suivrait pas son concurrent Twitter Inc. en bannissant les annonces politiques.

De son côté, Mark Zuckerberg, le président-directeur général de l’entreprise, a déclaré qu’il est important que les gens « puissent voir par eux-mêmes ce que les politiciens disent ».

Des améliorations possibles mais pas de changement

Le lundi 2 décembre dernier, Clegg a annoncé qu’ils avaient déjà examiné les modifications que Twitter et Google ont apportées à leur politique sur les annonces politiques. Il a déclaré que même si Facebook apporte quelques améliorations dans le futur, l’architecture fondamentale de leur approche sur l’autorisation des annonces politiques ne va pas changer.

« Facebook est un instrument extrêmement important pour l’enrichissement du débat démocratique » a-t-il exprimé.

Clegg a expliqué que cette décision n’avait rien de commerciale, étant donné que les publicités politiques ne vont représenter que 0,5 % seulement des revenus totaux de Facebook pour 2020.

Facebook critiquée pour sa décision

Suite à la déclaration de Facebook, beaucoup ont critiqué Zuckerberg par rapport à la position qu’il a prise. En effet, cette décision va permettre aux politiciens de publier n’importe quelle annonce politique sur la plateforme, y compris des mensonges ou de fausses informations.

Selon les critiques, Facebook va contribuer à la diffusion de ces messages erronés auprès des électeurs.

Cette politique de Facebook a déjà profité à la campagne du président américain Donald Trump. De récentes annonces provenant de  son côté ont en effet accusé  Joe Biden du parti démocrate d’avoir corrompu des responsables ukrainiens.

Avec les autres grandes plateformes du web qui refusent de diffuser des messages politiques, Facebook se retrouve toute seule sur cette voie. L’avenir nous dira ainsi si la compagnie va changer d’avis à ce sujet avec la pression des médias et les critiques qui continueront sûrement de fuser.

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