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Cornify, pour… euh… ajouter des arcs-en-ciel sur votre site…

Alors même que je désespérais de trouver un sujet valable pour illuminer votre triste journée, voilà que je suis tombé sur une très grosse surprise. De celles qui vous donneraient presque envie de défaire votre ceinture, de l’enrouler autour de votre cou et de serrer bien fort. Même que ça s’appelle Cornify et qu’il faudrait flageller ses concepteurs.

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Et sur la place publique, bien entendu, histoire d’en faire un exemple et de foutre la trouille à tous ces développeurs décadents qui menacent le web avec leurs idées saugrenues.

Car en effet, Cornify est un service web qui m’inspire la plus haute méfiance. Globalement, il ne sert strictement à rien si ce n’est à agrémenter votre site ou votre blog avec de zolies licornes et de zolis arcs-en-ciel. Le principe est très simple, il vous suffit d’ajouter un bouton à l’une de vos pages pour que tous vos visiteurs puissent pourrir votre thème et se moquer de vous.

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Un clic sur ce bouton, et c’est une licorne méga kitch qui apparaît en surimpression. Un nouveau clic et c’est une seconde licorne qui vient rejoindre la première. Encore un clic, et ce sera peut-être au tour d’un arc-en-ciel de faire son apparition, accompagné par des nuages rigolards qui vous plongeront sans doute dans la plus abjecte déprime. Et vous pouvez aller très loin comme ça, vu qu’il n’y a strictement aucune limite au concept. Le plus drôle, c’est que vous pourrez même ajouter un lien à votre barre d’outils pour pourrir les sites de vos copaings encore plus facilement.

Le pire, dans cette histoire, c’est que ces saloperies clignotent comme des guirlandes de noël en plein Paris. Pour un peu, on aurait presque l’impression de se retrouver sur le web dans les années 95, lorsque le GIF animé était encore à la mode. Et pas la peine de rire, je suis sûr que vous en mettiez plein sur vos sites à l’époque.

En bref, Cornify est un truc insolite, moche et qui vous rendra sans doute aussi agressif qu’une Martine Aubry lors des dernières élections du PS.

Note : Celui ou celle qui s’amusera à remplir la Fredzone avec ces saloperies sera maudit sur dix générations au moins. A part moi, bien sûr, parce que je suis quand même le patron en ces lieux, non mais !