Coronavirus : le marché de Wuhan ne serait pas à l’origine du virus

Dès l’apparition des premiers cas de coronavirus, les autorités chinoises ont présumé que le marché de Wuhan était à l’origine de la pandémie. Elles ont de plus affirmé que le virus provenait des chauves-souris. Aujourd’hui il semblerait, selon le CDC de Chine, que la réalité soit toute autre et que des analyses génétiques contredisent ces premières affirmations.

En effet, les prélèvements génétiques réalisés sur les animaux vendus au marché de Wuhan se sont révélés négatifs au Covid-19. Les 41 cas enregistrés au niveau du marché n’étaient donc pas les premiers cas d’infection du pays. Le directeur du CDC chinois a donc conclu que le marché de Wuhan est une des victimes de la pandémie et non la source de celle-ci.

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D’après les enquêtes menées par le CDC, le patient zéro ne ferait même pas partie des 41 premiers cas. Celui-ci serait un homme de Hubei, âgé de 55 ans, ayant contracté le virus le 17 novembre 2019.

Le marché de Wuhan : lieu de propagation

Si le marché humide de Wuhan n’est pas à l’origine de l’épidémie, il est par contre considéré comme le lieu idéal pour la propagation du virus, affirme Colin Carlson, zoologiste à l’université de Georgetown. Le marché étant un endroit fermé où les acheteurs interagissent entre eux et avec les vendeurs, le risque de contamination y est pour le moins important.

Dans un tel endroit où les contacts et les interactions humaines sont aussi fréquents, la probabilité de transmission à partir d’un porteur unique, même peu contagieux, vers un nombre élevé de personnes ne peut qu’accroître le taux de contamination. Le cas de Daegu, en Corée du Sud, où un seul fidèle a infecté pas moins de 43 de personnes dans un temple en est la preuve vivante.

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Les laboratoires n’y seraient pour rien

Certaines rumeurs concernant la naissance du virus dans le laboratoire de Wuhan Institute of Virology (WIV) ont circulé dernièrement. Cependant, d’après des chercheurs chinois et américains, il n’existe actuellement aucune preuve permettant de confirmer ou de réfuter cette théorie.

Les affirmations du directeur du WIV vont même plus loin en assurant que le Covid-19 n’a rien à voir, sur le plan génétique, avec les virus étudiés par l’Institut. Des études antérieures ont par ailleurs permis de comparer les données génétiques des chauves-souris chinoises avec ceux du coronavirus. Aucun lien n’a été trouvé.

Tout ce que l’on peut dire pour le moment, c’est que les investigations menées soulèvent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.

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