Le respirateur artificiel MakAir de makers for life est quasiment prêt

Au milieu de la crise sanitaire, 250 entrepreneurs, industriels, chercheurs et professionnels de santé issus notamment du CHU de Nantes et de Brest, ont eu l’idée de créer une start-up. Face à l’augmentation des besoins et l’éventuelle pénurie en matière de respirateur artificiel en France et à l’étranger, le collectif connu sous le nom de Makers for life a pris l’initiative d’en fabriquer pour les personnes atteintes de coronavirus.

Baptisé MakAir, le prototype dont la fabrication a pris quatre semaines sera bientôt soumis à des essais cliniques. Il est nécessaire de noter que l’appareil a déjà été testé sur des poumons artificiels et que les essais étaient réussis.

Le produit de MakAir est moins onéreux qu’un respirateur artificiel traditionnel. Crédits : Pixabay.

Le projet est en partie financé par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les spécificités de l’appareil

Si l’on en croit aux explications de Grégory Thibord, responsable communication du projet, MakAir se différencie des autres dispositifs de son genre de par sa simplicité. La machine dotée d’une batterie de secours provenant d’un scooter ne donne aucune place aux fonctionnalités superflues. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est en train d’examiner un protocole pour les essais cliniques dont CHU de Nantes sera responsable.

Malgré la fabrication rapide de MakAir, les fabricants garantissent l’efficacité de l’appareil. Le respirateur a été mis au point avec le respect total des règles de sécurité et des recommandations des professionnels en la matière. Selon Twitter Quentin Adam, l’un des initiateurs du projet, MakAir est le fruit des durs labeurs de volontaires et bénévoles tout aussi motivés et compétents les uns que les autres. Les acteurs ont travaillé sans relâche au sein de Palace, un espace de coworking à Nantes, dirigé par Thibord.

MakAir s’invite sur le marché

Si les essais cliniques se déroulent comme prévu, MakAir entrera en phase de production. La simplicité de l’appareil a permis une réduction considérable au niveau du coût de fabrication. L’équipement vaut 40 fois moins cher qu’un respirateur artificiel traditionnel : moins de 1000 euros contre 45 000.

D’un point de vue commercialement, le produit MakAir promet un bon début. D’après une annonce du président de la région Auvergne Rhône Alpes Laurent Wauquiez, les hôpitaux du coin seront équipés de l’appareil. Des demandes à l’échelle internationale ont été également reçues.