Course de drones : un australien de 15 ans sacré champion du monde

Rudi Browning devient à 15 ans le tout premier champion du monde de la World Drone Racing. La compétition s’est déroulée pendant quatre jours à Shenzhen, en Chine. Ce fut l’occasion pour le jeune pilote australien de prouver qu’il est plus habile que les 127 autres compétiteurs même s’il concède que la chance jouait parfois en sa faveur.

Pour sa victoire, Browning empoche un chèque de 24 000 $.

Wanraya Wannapong, une Thaïlandaise de 11 ans, est aussi fière de son parcours. Elle remporte la médaille d’or du championnat féminin. Le titre junior, quant à lui, revient au suédois Oscar Nilsson, âgé de 17 ans. Pour les équipes, l’Australie remporte la médaille d’or, la Suède l’argent et la Corée du Sud le bronze.

« Ce fut un plaisir de voir autant de concurrents du monde entier, beaucoup de jeunes, disputer pendant quatre jours le titre de champion du monde. » se félicite Susanne Schodel, secrétaire générale de la Fédération mondiale de sports aériens (FAI).

L’exploit de Rudi Browning

Browning devait affronter en finale l’Autrichien Bastian Hackl. Le Letton Karlie Gross a clôturé le podium. Ce ne fut pas une mince affaire, loin de là. « J’ai eu beaucoup de hauts et de bas dans les courses. » raconte le champion.

Rudi n’a donc pas commis l’erreur de sous-estimer le potentiel des autres compétiteurs. Son exploit, il le doit à plusieurs mois de préparation. « Je suis une personne très compétitive et je vise haut. » déclare-t-il. « Le but était de gagner tout ce que je pouvais. Il y a eu beaucoup de chance, mais aussi d’habileté. »

La prestigieuse piste de Shenzhen

Le choix de cette ville n’a rien d’un hasard. Shenzhen est réputé pour être le cœur de l’économie des drones en Chine et dans le monde. La piste où s’est déroulé le tournoi mesure 650 mètres de long et comporte trois niveaux. Pour franchir la ligne d’arrivée à temps, les pilotes devaient survoler ou esquiver différents obstacles.

Les courses de nuit étaient sensationnelles. La piste était alors éclairée par 7 000 mètres de diodes électroluminescentes, un spectacle que ni les pilotes ni les spectateurs ne sont près d’oublier comme en témoigne Wanraya Wannapong : « J’ai beaucoup aimé cette piste. J’aimais voler la nuit, c’était très amusant. »