Covid-19 : aucune trace du virus détectée dans l’air des transports en commun londonien

Depuis octobre 2020, des chercheurs ont collaboré avec Transport for London (TfL) afin d’analyser l’air des transports en commun et toutes les surfaces que les passagers touchent régulièrement. Ils ont prélevé des échantillons dans les gares, sur les quais et à l’intérieur des trains.

Les résultats sont encourageants, aucune trace de Coronavirus ni de l’un de ses variants n’a été trouvée.

Image par TheOtherKev de Pixabay
Image par TheOtherKev de Pixabay 

Le Dr David Green et son équipe de l’Imperial College London ont fait des prélèvements une fois par mois. Ils ont effectué quelques voyages sur la Northern Line pendant quatre mois afin d’extraire des échantillons. Leur objectif était de trouver de l’acide ribonucléique (ARN) avec une séquence spécifique au coronavirus.

Des prélèvements ont été effectués sur toutes les surfaces comme les lecteurs de cartes, les distributeurs de billets, les rampes d’escalier mécanique et les boutons. Les échantillons sont livrés le même jour au laboratoire du professeur Wendy Barclay de l’Impérial.

Le résultat d’efforts prolongés

Les échantillons ont été analysés par application en chaîne de la polymérase (PCR). Toutefois, aucun des tests n’a donné un résultat positif. Le bilan est encourageant, mais le gouvernement conseille à tout le monde de ne pas prendre le transport public à moins d’en être vraiment obligé.

Cette étude confirme l’importance du port de masque facial, car le virus se transmet principalement par les gouttelettes dans l’air et les aérosols. En général, les passagers londoniens respectent la politique de masques obligatoires imposée dans les transports publics. Le résultat témoigne aussi l’effet du nettoyage régulier fait par le personnel du TfL avec un désinfectant antiviral.

« Nous avons fait des tests sur toutes les lignes de métro et de bus autour de Londres. Nous avons voulu connaitre à quoi les passagers sont exposés. Nous utilisons du coton-tige humide et un tissu pour le prélèvement. Tous les résultats ont été négatifs, ce qui est rassurant pour tous les voyageurs. »

Dr David Green, chercheur à l’Imperial College

Les personnels de transport sont les plus exposés

Malgré ce résultat, le personnel qui travaille au TfL est toujours exposé à un risque de contamination élevé. Le mois dernier, 57 employés ont été tués par la Covid-19 et 3 646 sont actuellement en isolement. Ce chiffre représente environ 10 % du nombre des employés.

Bientôt, TFL va obliger les passagers du métro et des bus à porter des masques anti-Covid à haute filtration et de qualité médicale afin de se protéger des souches mutantes. Ce type de masque est jetable, plus cher et empêche de respirer facilement. Par contre, il bloque à 95 % les particules en suspension dans l’air, en particulier dans les endroits mal ventilés.