Covid-19 : des volontaires ont accepté de se faire réinfecter pour la science

Lundi 19 avril, l’Université d’Oxford a lancé une étude au cours de laquelle des personnes ayant déjà été atteintes de la Covid-19 ont de nouveau été réinfectées pour les besoins de la science. En effet, cette étude a été soigneusement contrôlée afin d’examiner la réponse immunitaire développée par les participants.

La professeure de vaccinologie, Helen McShane, a déclaré dans un communiqué que « les scientifiques sauront exactement quand la deuxième infection se produira et par quelle quantité de virus ils auront été infectés ». Elle ajoute que cet essai va aider les scientifiques à concevoir des tests qui prédiront avec précision si les personnes déjà infectées sont immunisées après une prochaine infection.

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Néanmoins, les chercheurs ont assuré que les personnes qui présenteront des symptômes recevront le traitement aux anticorps Regeneron qui est utilisé pour traiter la Covid-19.

Les participants seront infectés avec la souche originale de Covid-19

Cette étude porte le nom de tests « firsts-of-a-kind » et elle est financée par la fondation Wellcome Trust. Les chercheurs ont ainsi sélectionné 64 volontaires en bonne santé âgés entre 18 à 30 ans qui seront volontairement réinfectés avec la souche originale de Covid-19 provenant de Wuhan, rapporte Science Alert.

Puis, les chercheurs seront mis en quarantaine pendant 17 jours dans une suite d’hôpital spéciale, avec des scintigraphies pulmonaires et cardiaques. Par la suite, ils auront un suivi médical pendant un an. Selon Shobana Balasingam, conseillère principale en recherche sur les vaccins chez Wellcome, « cette étude a le potentiel de transformer notre compréhension en fournissant des données de haute qualité ».

Les chercheurs surveilleront la progression de la maladie et son traitement

Dans la phase initiale de l’essai, les chercheurs examineront la dose minimale qui permet au virus de se répliquer, même sans symptôme, chez 50% des participants. Dans une seconde phase, un autre groupe de volontaires recevra cette dose minimale établie. Cette étude intervient également alors qu’un hôpital londonien a isolé un groupe de volontaires en bonne santé tout en les exposant au virus.

Pour information, l’étude a commencé en mars dernier et est réalisée en collaboration avec l’Imperial College de Londres et la société hVIVO du Royal London Hospital. Les chercheurs surveillent ainsi la progression de la maladie sur les participants et comment les médicaments et les vaccins agissent contre le virus.

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