COVID-19 : et si mélanger les différents vaccins était la solution à tous nos problèmes ?

Dans la lutte contre le COVID-19, l’arrivée des premiers vaccins a ravivé l’espoir du monde entier. Mais alors que les doses de vaccins actuellement produites sont encore loin de satisfaire la demande, avec l’apparition des nouveaux variants du virus, plus contagieux, voire plus dangereux, tout le monde s’inquiète, les scientifiques en première ligne.

Pour autant, selon une étude récemment parue dans Live Science, une solution somme toute assez simple pourrait bien régler nos problèmes. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) avance en effet que la solution se trouve peut-être dans le mélange des vaccins.

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Pour vérifier si cette hypothèse tient la route, des essais cliniques débuteront bientôt outre-Manche. Il faut cependant souligner que la MHRA (Medicines and Healthcare products Regulatory Agency), le gendarme britannique des médicaments n’est pas spécialement chaud pour cautionner une telle démarche.

Une nouvelle piste pour nous aider à vaincre le COVID-19

Selon le Dr Jonathan Van-Tam, le médecin qui sera à la tête de cette étude financée par le gouvernement britannique pour une durée de 13 mois, l’association des divers vaccins disponibles ne pourrait être qu’avantageuse. Cela permettra en effet de mettre fin à la pénurie de vaccins, voire rendre ces derniers plus efficaces, surtout face aux nouvelles souches qui ne cessent de faire leur apparition un peu partout dans le monde.

Pour vérifier si cette hypothèse tient la route, des essais cliniques qui se dérouleront en Angleterre porteront sur 800 volontaires, tous âgés de plus de 50 ans. Les vaccins qui seront alors administrés l’un à la suite de l’autre pour tester l’efficacité d’une combinaison seront ceux de Pfizer/BioNTech et d’AstraZeneca. L’intervalle entre les deux injections sera quant à lui de 4 à 12 semaines.

Comme le vaccin de Pfizer/BioNTech est à base d’ARNm, et celui d’AstraZeneca à base d’adénovirus, une association entre les deux ne pourrait que nous être bénéfique selon le Dr Van-Tam. Raison pour laquelle il faut procéder à des essais pour en avoir le cœur net.

Des essais cliniques qui vont à l’encontre des recommandations de la MHRA

Pour information, la MHRA déconseille fortement de mélanger différents vaccins, quand bien même l’idée en elle-même est très intéressante.

D’ailleurs, l’agence britannique des médicaments indique que si les résultats démontrent bien l’efficacité d’une telle approche, elle entamera tout de même des vérifications approfondies, avant toute approbation. Des résultats prévus donc pour 2022, au plus tôt.

Quoi qu’il en soit, seuls les résultats finaux des essais cliniques de l’équipe du Dr Van-Tam nous diront si combiner les vaccins nous permettra effectivement de battre le coronavirus pour de bon.