Covid-19 : la FDA insiste, ne prenez pas de médicaments à destination du bétail

La Covid-19 a mis à genoux une bonne partie du monde. En tout et depuis le début de la pandémie, la maladie a ainsi provoqué la mort de plus de quatre millions de personnes à travers le monde. Et si la meilleure protection contre le virus semble être les vaccins, certaines personnes préfèrent se tourner vers des solutions… disons alternatives.

Des solutions qui peuvent cependant les mettre en danger et porter directement atteinte à leur santé.

Un mouton qui ne sait pas compter
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A un point tel que la FDA a publié un nouveau bulletin d’alerte pour inciter les Américains à ne pas prendre de médicaments à destination du bétail.

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L’ivermectine n’est pas un traitement reconnu contre la Covid-19

Comme le rapporte CNN, tout est parti d’une alerte publiée en fin de semaine dernière par le ministère de la Santé du Mississippi. Une alerte faisant état d’une recrudescence d’appels adressés aux différents centres antipoison de l’état.

Des appels qui avaient pour point commun de concerner des personnes ayant ingéré de l’ivermectine.

L’ivermectine est un médicament que l’on donne généralement au bétail, et donc aux vaches et aux cheveux. Il permet de prévenir les parasites et notamment les infections par les vers ronds. Il n’y a donc aucune preuve scientifique que ce médicament permette de lutter contre la Covid-19 ou même de prévenir une quelconque infection par le SARS-CoV-2.

Mais voilà, si l’on en croit les autorités sanitaires du Mississippi, alors 70 % des appels adressés récemment aux centres antipoison de l’état étaient liés à l’ingestion de ce fameux médicament.

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Un médicament qui peut s’avérer très dangereux

Face à la situation, la FDA a donc publié un avis afin d’inciter les Américains à ne plus prendre ce genre de traitement. Une action logique. L’être humain a un organisme très différent de celui d’une vache ou d’un cheval et l’ingestion de médicaments destinés à ces animaux peut donc s’avérer extrêmement toxique.

Dans les cas les plus graves, l’invermectine peut ainsi provoquer des éruptions cutanées, des nausées, des vomissements, mais aussi des troubles neurologiques ou même des hépatites graves. Suffisamment en tout cas pour nécessiter une hospitalisation.

Toutefois, il semblerait que les appels du pied de la FDA n’aient pas suffi.

A l’origine, l’organisation avait déjà publié une alerte en mai dernier, après avoir constaté que de nombreuses personnes s’étaient tournées vers l’ivermectine plutôt que vers les vaccins. Et ce week-end, après avoir eu vent de la situation au Mississippi, elle a donc remis le couvert, cette fois par le biais d’un tweet.

Un tweet dans lequel elle rappelle aux Américains qu’ils ne sont ni des vaches ni des chevaux.

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