Covid-19 : la moitié des patients souffriraient d’un état de fatigue intense chronique

Le résultat d’une étude a révélé que les patients atteints de Covid-19 souffrent d’une fatigue chronique même après une guérison clinique. Il semblerait que ce symptôme persiste plusieurs mois après le passage de la maladie infectieuse. La recherche a été effectuée dans un hôpital irlandais, suite à des réclamations d’informations sur les effets à long terme du SARS-CoV-2 faites par quelques groupes de personnes.

Les troubles qui suivent la guérison sont encore mal connus des scientifiques. La plupart des patients restent très fatigués et très essoufflés. Les médecins supposent qu’il y a une possibilité de séquelle.

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Le fait est que la moitié des personnes traitées et des personnels au sein de l’hôpital St James ont présenté le même symptôme dix semaines après leur guérison.

L’échantillon de l’étude s’est limité nombre d’hospitalisation et de décès. Il pourrait être intéressant de l’élargir aux personnes témoignant des mêmes symptômes post-Covid-19 et qui ont formé des groupes sur les réseaux sociaux.

La fatigue persiste, quelle que soit la gravité de l’infection

Les chercheurs ont examiné l’état des 128 personnes déclarées « positives au Covid-19 ». Parmi ces patients, 71 ont été hospitalisés et 57 ont manifesté une forme bénigne. Les participants ont un âge moyen de 50 ans et 54% sont des femmes.

Plusieurs facteurs ont été analysés, comme la gravité de l’effet du Covid-19 et les pathologies préexistantes, mais il n’y a eu aucune différence. La fatigue persiste des semaines après leur guérison, quelle que soit la gravité de l’infection.

« Les conséquences à moyen et long terme de l’infection restent inexplorées. La fatigue s’est produite indépendamment de l’admission à l’hôpital en affectant les deux groupes de manière égale », a déclaré le Dr Liam Townsend, de l’hôpital St James à Dublin (Irlande).

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Il faut réduire la transmission communautaire

La recherche a également révélé que cet effet secondaire semble avoir des liens avec des antécédents d’anxiété ou de dépression. Ainsi, les chercheurs préconisent une intervention précoce et une utilisation de méthodes non pharmacologiques.

Cette étude sera bientôt présentée à la conférence de la Société européenne de microbiologie clinique et de maladies infectieuses sur les maladies à coronavirus (ECCVID). Néanmoins, une recherche approfondie est nécessaire pour évaluer les réels impacts à long terme du Covid-19 sur l’organisme.

« L’étendue de la maladie est une bonne raison pour laquelle il faut réduire la transmission communautaire, même parmi les jeunes personnes qui ne seront pas immédiatement malades », ont déclaré les chercheurs.

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