Covid-19 : la perte de l’odorat serait une bonne chose

Dans la plupart cas, les malades du Covid-19 présentent des troubles respiratoires et digestifs. Au fil du temps, les chercheurs ont remarqué que certains patients pouvaient aussi souffrir d’une perte d’odorat et de goût.

Une étude publiée le 24 avril 2020 dans la revue International Forum of Allergy & Rhinology a révélé que la perte d’odorat chez les malades pourrait être une bonne chose. D’après les chercheurs à l’origine de cette étude, ce symptôme serait propre aux cas de Covid-19 modérés.

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Cet indicateur pourrait permettre aux services de santé de déterminer quels sont les cas graves qui nécessitent une hospitalisation, afin d’éviter la saturation des hôpitaux.

Une découverte qui devrait améliorer la prise en charge des patients

Le docteur Carol Yan, auteure principale de l’étude, a parlé des difficultés auxquelles les personnels soignants étaient confrontés depuis le début de la pandémie. D’après elle :

« L’un des défis immédiats pour les services de santé est de déterminer la meilleure façon de traiter les personnes infectées par le nouveau coronavirus. »

A terme, cette étude devrait permettre d’alléger la charge de travail des personnels soignants et éviter la saturation des hôpitaux.

« S’ils n’ont aucun symptôme ou qu’ils sont bénins, peuvent-ils retourner chez eux pour rester en quarantaine ou est-ce qu’ils devront être hospitalisés ? Ce sont des questions cruciales pour les hôpitaux qui essaient d’allouer de manière efficace et efficiente des ressources médicales limitées. » a expliqué Carol Yan.

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Un symptôme courant chez les cas modérés

D’après le docteur Carol Yan, de précédentes recherches ont révélé que la perte de l’odorat faisait partie des symptômes précoces du Covid-19, après la fièvre et la fatigue. « Ce qui est intéressant dans ces recherches c’est que la perte de l’odorat pourrait indiquer que l’infection au SARS-CoV-2 ne sera pas très grave, et ne nécessiterait pas une hospitalisation. » a-t-elle déclaré.

Carol Yan a poursuivi en expliquant que si une personne infectée perdait l’odorat, elle serait plus susceptible de présenter des symptômes modérés. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont passé en revue les cas de 169 patients testés positifs au Covid-19 à l’UC San Diego Health, entre le 3 mars et le 8 avril 2020.

Sur ces 169 patients, 128 ont souffert d’une perte d’odorat et de goût. Seulement 26 d’entre eux ont dû être hospitalisés.

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