La Covid-19 à l’origine d’une maladie cardiaque rare ?

Une équipe de chercheurs suédois a découvert un autre effet à long terme de la Covid-19. Les patients atteints de la maladie pourraient aussi développer le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS). Il s’agit d’une maladie cardiaque rare qui entraîne des maux de tête, de la fatigue, des vertiges, des palpitations, des évanouissements et une vision floue.

Le POTS est une augmentation anormale du rythme cardiaque. La cause est indéterminée, mais les symptômes peuvent être aggravés par une maladie virale, une infection grave ou un traumatisme. Pour le moment, il n’existe pas de résultats d’autres études portant sur le sujet, outre ceux de la présente recherche, dont l’échantillon a été constitué de 250 Suédois covidés.

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Ce sont les médecins de l’Université de Lund qui ont examiné le cas des trois premiers Suédois à avoir développé cette pathologie. Ces patients ont commencé à sentir les troubles trois mois après avoir été testés positifs au Coronavirus.

Le dernier effet découvert jusqu’à présent

Le nombre de personnes souffrant de POTS, sans aucune liaison avec la Covid-19, est estimé entre 5 à 10 % de la population. Ce syndrome est plus fréquent chez les femmes âgées de 15 à 50 ans. Pour le moment, il n’existe pas de remède ou de traitement approprié. La maladie est traitée suivant le cas de chaque patient et avec les médicaments de son choix.

Le projet Discover du North Bristol NHS Trust étudie les effets du Coronavirus les plus fréquents. Ce syndrome est le dernier que les scientifiques ont découvert dans le cadre de celui-ci. 74 % des 110 patients examinés ont montré des symptômes continuellement après douze semaines.

« Les données à long terme sont encore inconnues, mais 25 à 50 % des patients se sont rétablis au bout de 6 à 9 mois tandis que d’autres ne se sont pas encore remis. »

Madeleine Johansson, l’auteure principale de cette étude

Tout le monde doit se mettre en garde

D’après des recherches effectuées au King’s College London, environ 500 000 personnes souffrent des effets à long terme de la Covid-19 au Royaume-Uni. Néanmoins, l’impact du Coronavirus sur les personnes ayant eu une maladie bénigne n’a pas encore été largement documenté.

Suite à cette découverte, une équipe dirigée par le professeur Chris Whitty à l’Institut national de recherche sur la santé a examiné les données afin de comprendre le phénomène. Le résultat incite le public, quel que soit son âge à se mettre en garde afin d’éviter les effets secondaires.

« Actuellement, le nombre de patients atteints de la Covid-19 qui affichent des symptômes de POTS ne cesse d’augmenter. Il est alors important de sensibiliser le public sur ce sujet. » Johansson