Covid-19 : nouvelle découverte capitale au Japon

Le Japon aurait-il enfin trouvé une arme pour lutter efficacement et durablement contre la Covid-19 ? Il semblerait que ce soit le cas, les chercheurs de l’université d’Hokkaido ayant identifié le mécanisme empêchant le virus de se répliquer dans nos cellules.

La Covid-19 a mis une bonne partie du monde à genoux. Les chiffres sont éloquents : le seuil des 170 millions de contaminations vient d’être franchi et plus de 3,54 millions de personnes ont trouvé la mort.

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En France, la situation n’est pas plus mirobolante. Les autorités sanitaires ont dénombré plus de 5,67 millions de cas depuis le début de la pandémie, pour près de 110 000 décès.

La Covid-19, une maladie sans traitement

Il semblerait cependant que la situation soit en passe de s’améliorer. Du moins chez nous. Le nombre de cas a en effet beaucoup baissé depuis l’intensification de la campagne vaccinale et la dernière vague semble désormais être derrière nous.

Reste que la situation reste encore tendue, notamment dans des pays comme l’Inde ou le Brésil, très touchés par la pandémie. Et si les vaccins ne manquent pas, l’absence d’un traitement doit être soulignée. Il est en effet toujours possible de mourir de la Covid-19.

Fort heureusement, plusieurs laboratoires travaillent sur des traitements et les découvertes réalisées par les chercheurs de l’université d’Hokkaido au Japon devraient les aider dans leurs recherches.

RIG 1, une protéine capable de bloquer l’infection ?

Comme ils l’expliquent eux-mêmes dans les résultats publiés dans la revue Nature Immunology, les scientifiques Taisho Yamada, Seiichi Sato, Yuki Sotoyama, Yasuko Orba, Hirofumi Sawa, Hajime Yamauchi, Michihito Sasaki et Akinori Takaoka ont fini par découvrir un mécanisme pouvant empêcher le virus responsable de la Covid-19 de se répliquer dans nos cellules et d’infecter notre organisme.

Le mécanisme en question repose sur l’utilisation d’une protéine spécifique baptisée RIG 1. Cette dernière fonctionne comme un système d’alerte pour la cellule et elle permet donc à cette dernière de sonner l’alarme et de déclencher une réponse immunitaire de l’organisme.

Jusqu’ici, rien de très nouveau, mais il y a plus. En observant des cultures de cellules humaines infectées par le SARS-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19, les chercheurs de l’université ont réalisé que cette protéine, lorsqu’elle était suffisamment présente au sein de l’organisme, empêchait le virus de se répliquer.

Et ce même si la réponse immunitaire n’est pas déclenchée.

Une découverte qui pourrait déboucher sur un potentiel traitement

Concrètement, donc, et toujours selon les résultats de leur étude, il serait théoriquement possible de limiter la réplication du virus dans les cellules humaines en remontant le taux de cette protéine en s’appuyant sur un traitement à base de trétinoïde, une forme acide de la vitamine A présente dans la nature. Une forme utilisée depuis les années 80 pour soigner certains troubles dermatologiques.

En revanche, et il est important d’insister là-dessus, leurs conclusions sont à prendre avec des pincettes. Les chercheurs préconisent en effet de mener des recherches plus poussées et d’organiser des études afin de savoir si leur hypothèse est réellement viable.

Reste que cela ne rend pas moins cette découverte inutile. En réalité, les travaux de ces scientifiques vont permettre aux laboratoires de tester de nouvelles pistes et, qui sait, peut-être d’élaborer un traitement contre la Covid-19. A ce stade, tout ce que nous pouvons faire, c’est en effet de nous prémunir d’une potentielle infection en nous faisant vacciner. Il n’existe ainsi aucun traitement contre la maladie.

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