Covid-19 : l’OMS veut changer le nom des variants

La Covid-19 originelle n’est plus, ou presque. Depuis l’apparition des premiers cas à Wuhan en Chine en décembre 2019, le virus à l’origine de la maladie a connu de multiples mutations. Qui ont elles-mêmes donné vie à plusieurs variants. Des variants que l’on distingue par leur origine géographique, ce qui semble poser problème à l’OMS.

A l’heure actuelle, il existe donc plusieurs variants de la Covid-19. De tête, il est possible de citer le variant anglais, le variant sud-africain ou même le récent variant vietnamien.

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Si ces variants sont assez différents les uns des autres, ils ont tout de même une chose en commun : leur dénomination.

La Covid-19, une maladie et plusieurs variants

Pour les distinguer les uns des autres, nous avons en effet pris l’habitude de les nommer d’après leur origine géographique. Le variant britannique a donc été repéré pour la première fois au Royaume-Uni, le variant brésilien l’a été au Brésil, et ainsi de suite.

Et c’est un problème. C’est un problème pour l’OMS parce que l’organisation estime que cette façon de nommer les variants de la Covid-19 risque, à terme, de stigmatiser les pays desquels ils sont issus.

Face à la situation, Maria Van Kerkhove, la responsable technique en charge des affaires liées à la Covid-19 pour l’OMS, a donc réuni un groupe de travail afin de mettre sur pied une nouvelle règle de nommage. Une règle reposant sur les lettres de l’alphabet grec.

L’OMS préconise l’usage d’une nouvelle nomenclature pour nommer les variants responsables de la Covid-19

La variante B.1.1.7, jusqu’ici connue comme le variant britannique, deviendra donc le variant Alpha. B.1.351, le variant découvert en Afrique du Sud, sera pour sa part nommé Beta. Quant à P.1, le variant brésilien, il deviendra officiellement Gamma.

B.1.617, le variant indien, sera pour sa part divisé en deux sous lignées, respectivement nommées Delta (B.1.617.2) et Kappa (B.1.617.1). Bien sûr, les noms scientifiques continueront d’être utilisés comme ils l’ont toujours été par les scientifiques. Ces nouvelles règles se destinent donc principalement au grand public et aux médias.

L’OMS comprend en effet que les noms scientifiques soient difficiles à retenir, et c’est précisément ce qui a poussé l’organisation à monter un groupe de travail afin de mettre au point ces nouvelles règles. Elle espère en effet que ces nouveaux noms seront plus faciles à identifier et à mémoriser pour le grand public, les autorités nationales et les médias. Elle encourage d’ailleurs chacun à adopter ces nouveaux labels :

Une manière de limiter la stigmatisation des populations

Si ce projet peut sembler futile, il n’en est rien. Depuis le début de la pandémie, les autorités ont enregistré une augmentation des crimes haineux à l’encontre des personnes d’origine asiatique. Une tendance que l’on note aussi sur les réseaux sociaux.

Cette nomenclature a donc pour but d’apaiser les esprits et d’éviter que certaines populations ne soient stigmatisées ou tenues pour responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

A ce jour, nous dénombrons 171 millions de cas positifs à la Covid-19 et plus de trois millions de personnes ont perdu la vie.

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