Covid-19 : selon cette étude, plus de 80 % des Américains possèderaient maintenant des anticorps au virus

Les États-Unis restent jusqu’à maintenant l’une des nations la plus affectées par la crise sanitaire que nous traversons actuellement avec la COVID-19. Mais alors que le SARS-CoV-2 a causé pas mal de ravages outre-Atlantique, il semblerait bien que la donne soit sur le point de changer.

Selon les résultats d’une étude parue dans JAMA (Journal of the American Medical Association), la très forte exposition des Américains au Sars-CoV-2 a en effet eu un impact majeur sur leur immunité collective. Ainsi, aux États-Unis, plus de 80 % des adultes auraient maintenant des anticorps spécifiques à la COVID-19.

Crédits Aykapog – Pixabay

Cette étude, basée sur les données récoltées à travers des dons de sang,a commencé en juillet 2020. Toutefois, les experts nous mettent en garde par rapport à ces résultats. Selon ces derniers, divers facteurs peuvent influencer ces statistiques.

Plutôt une bonne nouvelle pour les États-Unis

Depuis juillet 2020, afin d’identifier des anticorps spécifiques à la COVID-19, les chercheurs analysent chaque mois les prélèvements sanguins issus des dons de sang des Américains âgés de 16 ans et plus. Bien évidemment, les vaccins n’étaient pas encore disponibles. Cependant, les scientifiques ont constaté qu’une infection au SARS-CoV-2 déclenchait déjà une réponse immunitaire chez de nombreux patients.

Pour vérifier l’efficacité des vaccins, à partir de décembre 2020, c’est-à-dire après le début de la campagne de vaccination, les chercheurs ont ajouté les échantillons provenant de personnes vaccinées à leurs analyses. Ainsi, jusqu’en mai 2021, les chercheurs ont pu analyser plus de 1,5 million de prélèvements sanguins.

Selon leurs données, l’immunité collective est ainsi passée de 3,3 % à 83,3 %, de juillet 2020 à mai 2021. Ils affirment donc que la vaccination a joué un rôle crucial dans la hausse de ces chiffres.

A lire aussi : De l’importance de trouver l’origine de la Covid-19

Ces résultats sont toutefois à prendre avec précaution

Comme l’ont souligné les auteurs de ces travaux, différents facteurs peuvent fausser ces statistiques.

Parmi ces derniers, nous pouvons par exemple citer l’âge minimum requis pour faire un don de sang, ce qui n’a pas permis la mesure d’anticorps chez les moins de 16 ans. De ce fait, les vrais chiffres peuvent être nettement inférieurs, mais ils sont aussi susceptibles d’être supérieurs à ces 80 %.

Ce pourcentage ne doit donc pas être considéré comme étant la valeur exacte de l’immunité collective de la population américaine. Quoi qu’il en soit, les scientifiques prévoient de poursuivre ces travaux jusqu’en décembre 2021 afin de continuer à suivre l’évolution de la situation.

Mots-clés Covid-19