COVID-19 : Si vous voulez faire vos achats avec des espèces, préférez les pièces, dit cette étude

Les restrictions relatives au confinement sont sujettes à une souplesse pour ce qui est de certaines sorties pour “raisons essentielles”. Pour autant, rester en sécurité et limiter au maximum tout risque lié à une infection au COVID-19 demeure essentiel.

Et à côté des mesures barrières dont on entend parler tout le temps – respecter la distance de 1 m au minimum avec les gens quand on est à l’extérieur ou encore se laver fréquemment les mains ou utiliser du gel hydroalcoolique une fois chez soi – des chercheurs ont mis le doigt sur une mesure de précaution à laquelle on pourrait ne pas penser tout de suite, utiliser des pièces pour faire ses courses ou pour réaliser ses achats “essentiels”.

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À première vue, cela peut sembler peu pratique vous vous direz peut-être, mais pour quelle raison ? Pour vous répondre, sachez que des chercheurs allemands ont mis en évidence les propriétés anti-microbiennes des pièces, et comparées aux billets, tout simplement parce qu’elles sont moins susceptibles de participer à la transmission d’agents pathogènes.

Ces pièces sont fabriquées avec un alliage contenant au moins 75 % de cuivre

Les pièces d’euros sont fabriquées avec un alliage contenant du cuivre et comme on vous l’a rapporté il y a quelque temps, en plus de bien conduire l’électricité, ce métal a également d’excellentes propriétés antimicrobiennes.

En effet, toutes les pièces d’euros sont fabriquées avec un alliage contenant au minimum 75 % de cuivre. Pour les pièces de 1 euro et 2 euros, les deux parties, dorées et argentées contiennent toutes du cuivre, à raison de 75 % cuivre, 20 % zinc et 5 % nickel pour la partie dorée, et de 75 % cuivre et 25 % nickel pour la partie argentée faite en cupronickel.

Pour les pièces de 10 centimes, 20 centimes et 50 centimes, on est sur un alliage composé de 89 % de cuivre, 5 % d’aluminium, 5 % de zinc et 1 % d’étain. Tandis que les pièces de 5 centimes, 2 centimes et 1 centime sont faites avec de l’acier enrobé de cuivre.

Contrairement aux billets qui sont fabriqués avec des fibres de coton, les surfaces des pièces font de ce fait partie des surfaces typiques fréquemment touchées les moins susceptibles de transmettre des agents pathogènes, et les chercheurs allemands l’ont prouvé dans le cadre d’un test réalisé en laboratoire.

La surface en cuivre des pièces réduit considérablement les risques de contamination

Pour le test, les chercheurs ont simulé en laboratoire des conditions de contamination sèche par transfert tactile, en clair une contamination par contact avec la peau, avec différentes pièces et billets d’euros, en impliquant deux bactéries particulièrement virulentes, l’Enterococcus faecium et le Staphylococcus aureus.

Après 24 h de culture suite à la contamination, ils ont trouvé que le nombre de S. aureus a été réduit de 98,7 à 99,5 % et celui d’E. faecium de 96,8 à 99,0 %, sur les pièces, tandis que sur les billets de banque, les pathogènes étaient indemnes.

De la même manière, le SRAS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19 sera donc affecté s’il se retrouve sur ces pièces.

Pour autant, l’utilisation de moyens de paiement dématérialisés serait toujours la meilleure option pour faire ses achats disent les chercheurs, car même avec les pièces faites principalement en cuivre, il y a toujours un petit pourcentage de risque à prendre en compte pour ce qui est de la transmission des pathogènes.

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