Covid-19 : un lien surprenant avec le régime alimentaire ?

Plusieurs études ont déjà démontré l’impact du régime alimentaire sur la gravité des symptômes et la durée de la maladie de Covid-19. C’est pourquoi une équipe de scientifiques s’est penchée sur ce sujet en particulier. L’étude a été réalisée dans six pays, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Elle a ensuite été publiée dans la revue en ligne BMJ Nutrition Prévention & Santé le 7 juin dernier.

Le régime à base de plantes et/ou de poisson (pescatariens) réduirait jusqu’à 73% la sévérité de l’infection au Coronavirus. L’alimentation idéale contre la maladie est ainsi riche en légumes, légumineuses et noix, avec du poisson et des fruits de mer, mais faible en volaille, en viandes rouges et en viandes transformées.

Un bol de soupe joliment présenté
Image par congerdesign de Pixabay 

Ces aliments sont pauvres en glucides et riches en protéines.

L’enquête a été effectuée, entre juillet et septembre 2020, par Hyunju Kim et son équipe, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health à Baltimore. Elle a permis d’obtenir des informations sur les habitudes alimentaires et sur la gravité de l’infection des participants.

Des régimes alimentaires qui protègent contre le Coronavirus ?

Les régimes à base de plantes sont riches en nutriments, notamment en composés phytochimiques (polyphénols, caroténoïdes), vitamines et minéraux. Ces composants ont la propriété de booster le système immunitaire. Aussi, le poisson est une source importante de vitamine D et d’acides gras oméga-3, deux éléments aux propriétés anti-inflammatoires.

L’étude a montré que ce type d’alimentation protège un peu plus par rapport aux autres contre le Coronavirus.

« D’après les résultats, une alimentation saine et riche en nutriments peut réduire la gravité de la Covid-19. »

Les chercheurs

Les chercheurs ont également considéré l’influence de certaines variables, notamment l’âge, l’origine, la spécialité médicale et le mode de vie (tabagisme, activité physique).

Une étude observationnelle basée sur des rappels individuels

L’investigation a été réalisée sur les professionnels de la santé enregistrés auprès du réseau Survey Healthcare Globus. Elle a permis de recueillir des données sur les antécédents personnels, la médication et le mode de vie des participants. Notons que ces cliniciens sont plus exposés à la maladie que les autres en raison de leur travail.

Les 568 participants ont affiché un résultat positif à un test d’écouvillonnage. 138 d’entre eux présentaient une infection modérée ou sévère, et les 430 restants étaient sujets à une infection légère.

« Il s’agit d’une étude observationnelle basée sur des rappels individuels non sur des évaluations objectives. La définition de certains régimes alimentaires peut varier d’un pays à l’autre. Les hommes étaient plus nombreux que les femmes dans l’étude, de sorte que les résultats peuvent ne pas s’appliquer aux femmes. »

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