Covid-19 : un point faible identifié ?

Des chercheurs américains pensent avoir trouvé le point faible du SRAS-CoV-2, l’agent pathogène responsable de la pandémie actuelle. Cette découverte pourrait leur permettre de concevoir un nouveau vaccin contre la maladie. Pour l’instant, la recherche reste au stade théorique, mais elle apporte un nouvel espoir au sein de la communauté scientifique.

Une étude approfondie en laboratoire devrait permettre d’y voir plus clair.

Un homme équipé de masque et de gants

Crédits Pixabay

D’après les scientifiques, le SARS-CoV-2 adopte un camouflage de protéines S virales pour pénétrer dans les cellules humaines en échappant aux barrières du système immunitaire. L’équipe s’est alors intéressée de près à une molécule qui renferme ces protéines.

Connue sous le nom de « glycane », c’est en quelque sorte un élément facilitateur de l’infection au Coronavirus.

La recherche a été faite par des scientifiques de la Northwestern University, aux États-Unis. Elle a le mérite de détailler le mode opératoire du virus et d’identifier avec précision sa technique d’attaque.

Comme un loup dans la peau d’un agneau

La partie extérieure du SARS-CoV-2 est couverte de pointes qui lui permettent de se fixer aux cellules du corps humain et, ensuite, d’y pénétrer. Ces pointes sont enrobées de glycane. Notons qu’il s’agit d’un polymère composé de monosaccharides reliés entre eux par une liaison glycosidique. Cette molécule participe aux communications intercellulaires. Elle permet de contrôler la répartition des protéines.

« En se couvrant de sucre, le virus ressemble à un loup dans la peau d’un agneau. Pourtant, ce sucre ne garantit pas au nouveau coronavirus, le Covid-19, la protection dont disposent certains autres virus, ce qui constitue son point faible », a expliqué le professeur Max Crispin.

La recherche a fourni des informations importantes sur les propriétés de la glycane. D’ailleurs, en allant plus loin, l’équipe a identifié des aminoacides qui, une fois modifiés, pourraient altérer la fixation du virus et, probablement, le neutraliser.

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Un cheval de Troie pour en venir à bout du Covid-19 ?

Les chercheurs ont expliqué que, pour pénétrer facilement dans une cellule humaine, les protéines S virales se lient à l’ACE2, qui est une sorte de récepteur. Cette opération s’effectue dans un endroit particulier appelé « Receptor binding site (RBD) ». Les scientifiques estiment donc qu’il faudra travailler sur ce terrain pour détruire cette combinaison. Leur intention n’est autre que de s’en servir comme un cheval de Troie pour en venir à bout du Covid-19.

« La réduction de la quantité de glycane signifie la diminution de barrières pour le système immunitaire qui peut neutraliser le virus avec des anticorps, ce qui peut aider dans la recherche d’un vaccin », a résumé le professeur Crispin.

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