Cyclisme : fraude mécanique chez des amateurs

Pour la première fois dans toute l’histoire du cyclisme français, on révèle le premier cas de « dopage mécanique » en France. C’est un cycliste amateur de quarante-trois ans qui a été pris la main dans le sac lors d’une compétition sportive en Dordogne. Celui-ci a caché un moteur dans le cadre de son vélo en espérant que personne ne le remarque. C’est un acte honteux de la part d’un compétiteur.

C’est l’Agence française de lutte contre le dopage ou AFLD qui a découvert la supercherie le 1er octobre 2017 à l’occasion du Grand Prix de Saint-Michel-de-Double sur une course de la troisième catégorie, le dernier échelon amateur homologué par la FCC ou Fédération française de cyclisme.

Dopage mécanique

Suite à ce premier cas de dopage mécanique, l’Agence française de lutte contre le dopage va sûrement être de plus en plus vigilante auprès des cyclistes.

Un vélo doté d’un moteur caché

En l’espace d’un mois et demi, le cycliste amateur de quarante-trois ans a remporté trois victoires sur des compétitions de cyclisme. Il a accompli des performances incroyables pour un participant de sa catégorie et a ainsi tenu tête aux meilleurs cyclistes amateurs de sa région.

Les compétiteurs se sont vite doutés de quelque chose. En observant le vélo de l’homme, ils ont alors remarqué la présence d’un câble supplémentaire.

Ainsi, ils ont soupçonné le cycliste d’avoir trafiqué son vélo tout seul en dissimulant un moteur dans le cadre.

Des précédents en Europe

Cette fraude mécanique est le premier cas relevé pour les compétitions de cyclisme amateur en France. Par contre, d’autres cas ont déjà été relevés en Europe. En 2016, Femke Van den Driessche, une compétitrice belge a également été prise la main dans le sac pour fraude technologique à l’occasion du Championnat du monde espoir de cyclo-cross en Belgique.

Suite à ces cas relevés auprès des amateurs, Michel Callot, le Président de la Fédération française de cyclisme annonce dans un communiqué : « Les technologies deviennent accessibles et l’on n’a pas les mêmes moyens de détection que dans le cyclisme professionnel. Chez les pros, la peur du gendarme est sans doute plus forte. »