Mais d’où vient notre intelligence ?

L’intelligence humaine reste difficilement mesurable. D’où la nécessité de comprendre sa relation avec les changements morphologiques et physiologiques du cerveau.

L’apprentissage, la compréhension, ainsi que l’application de la raison et de la logique sont les aptitudes cognitives associées à l’intelligence humaine. Cette dernière est ainsi une faculté dont la fonction est connue – comme nous permettre de former des concepts ou de traiter des informations. Néanmoins, les chercheurs ne sont pas encore en mesure d’expliquer son mécanisme. Ses liens avec la morphologie du cerveau et l’activité cérébrale ne font plus aucun doute. Les recherches et les débats se multiplient pour définir la véritable origine de notre intelligence.

une femme en train de lire
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La science représente également un défi permanent. Les neuroscientifiques continuent de croire que notre intelligence provient de la façon dont nous stockons les souvenirs. Et ce, malgré la publication d’études contradictoires.

Ce qui nous distinguerait des autres espèces

L’étude qui nous intéresse ici date de l’année dernière. Elle repose sur l’expertise de neurobiologistes de l’université de Leicester, en Angleterre. Dans un article publié dans la revue académique multidisciplinaire Cognitive Science en novembre 2020, ceux-ci expriment leur désaccord avec la séparation des configurations. Le processus aurait lieu dans l’hippocampe, une partie du cerveau essentielle pour la mémoire. La séparation permettrait la conservation des souvenirs – par des groupes séparés de neurones – sans les mélanger.

Le principe inverse serait à l’origine de l’intelligence humaine, insistait le professeur Rodrigo Quian Quiroga, chef du département de neurosciences à l’université de Leicester. Un codage de la mémoire sans séparation de configuration constitue une différence majeure par rapport aux autres espèces, explique l’étude publiée en novembre dernier. L’existence d’une configuration alternative expliquerait les aptitudes cognitives humaines. « Pas de séparation de configuration dans l’hippocampe humain », titrait d’ailleurs le professeur Quian Quiroga.

Les neurologues de l’Université de Leicester ont également souligné la technique utilisée par une étude qui a précédé la leur. À noter que celle-ci a établi le principe de séparation de configuration. La méthode en question consistait en une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Elle n’a malheureusement pas permis d’enregistrer l’activité des neurones individuels.

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La limite de la comparaison avec d’autres espèces

Outre la technique d’imagerie, l’article remet en question la méthode de comparaison avec d’autres espèces. Faire plus que des comparaisons comportementales entre humains et animaux est une alternative que préconise le professeur Quian Quiroga. Les recherches doivent selon lui se focaliser sur les variations morphologiques et physiologiques cérébrales. Cela dans la perspective d’identifier des données plus biologiques.

Effectivement, la taille du cerveau ou le nombre de neurones ne peuvent pas expliquer à eux seuls la différence de l’intelligence humaine. Par exemple, nous partageons avec le chimpanzé un nombre et un type de neurones comparables. La différence reposerait ainsi sur le fonctionnement de nos cellules nerveuses.

Mots-clés neurologie