Dans le Rhône, deux collégiens ont été mis en examen pour menaces de mort sur Snapchat

Deux adolescents de 14 et 15 ans, scolarisés à la Cité scolaire Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône et Gleizé (Rhône), ont été mis en garde à vue lundi après-midi. Ils sont accusés de violences physiques (des coups de poing) et de menaces de mort, oralement et sur Snapchat. La victime est l’un de leurs camarades de collège. Le mobile des deux agresseurs serait le fait que celle-ci est le fils d’un policier.

Dans leurs démarches, les agresseurs ont été vus par tous les autres élèves. Il a été facile pour le père du jeune garçon de porter plainte. Afin de prouver ses allégations, il les a accompagnées de plusieurs captures d’écran. Les deux collégiens ont ensuite été interpellés lundi en fin d’après-midi.

Snapchat

Les deux mineurs ont été présentés mardi, vers 15 heures, devant le procureur de la République. Ils pourraient être mis en examen par le juge des enfants pour violences et menaces de mort réitérées.

Grand risque de cyberharcèlement au collège

Les agissements des deux adolescents turbulents ont causé des traumatismes psychologiques à la victime. Le jeune garçon s’est vu accorder trente jours d’incapacité totale de travail (ITT). Par ailleurs, pour l’instant, il ne veut pas retourner en classe et souhaite changer d’établissement.

Selon les chiffres dévoilés par le ministère français de l’Éducation, plus de sept-cent-mille élèves sont affectés chaque année par le harcèlement. « Les risques sont plus grands en fin d’école primaire et au collège, » a précisé l’institution. 4,5% des collégiens sont victimes de cyberharcèlement.

Un élément aggravant

Au collège, « 90% des problèmes de discipline » seraient liés aux réseaux sociaux.

Pour Constantin Kontaxakis, principal d’un collège en Haute-Loire, l’accès aux réseaux sociaux est un élément aggravant « qui fait que toutes ces questions de harcèlement jusqu’alors confinées ou presque dans l’établissement scolaire en sortent.

« Je dirais même plus qu’elles sont aujourd’hui essentiellement à l’extérieur et que l’établissement scolaire devient un terrain de mise en œuvre des conséquences du harcèlement, » a-t-il ajouté.

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