D’après ce rapport, le lancement du premier smartphone a ouvert la voie à de toutes nouvelles classes de blessures

Une étude menée par Boris Paskhover, chirurgien spécialiste de la tête et du cou à la Rutgers New Jersey Medical School, évoque que les smartphones représentent un danger pour les utilisateurs.

En effet, depuis l’apparition des premiers smartphones, il y a deux décennies, le nombre de blessures à la tête et les accidents liés à l’utilisation de téléphones ne cessent d’augmenter. Contrairement aux téléphones traditionnels, outre le fait qu’ils peuvent servir de projectiles, les smartphones disposent, en effet, de plus d’options et d’applications pouvant distraire son propriétaire.

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Aller sur les réseaux sociaux, consulter les alertes, ou encore jouer aux nombreuses applications ludiques qui foisonnent sont devenues des habitudes que Paskhover cite comme étant de « remarquables sources de blessures ».

Une étude basée sur des données recueillies en l’espace de deux décennies

Cette recherche publiée récemment dans JAMA Otolaryngology – Head & Neck Surgery, a été réalisée en analysant des données recueillies entre 1998 et 2017 dans NEISS (National Electronic Injury Surveillance System), la base de données américaine sur les blessures.

Suite à l’analyse de ces données, les chercheurs ont pu compter environ 76.000 blessures dans tout le pays. Et deux types de blessures ressortent clairement des analyses, toutes pouvant provenir de l’utilisation (abusive) de smartphones.

Le premier étant « les blessures mécaniques directes » c’est-à-dire celles causées par le heurt entre le téléphone et le visage (cas des téléphones lancés au visage ou à la tête).

Le second type de blessures qui sont les plus alarmantes sont : « les blessures associées à l’utilisation d’un téléphone portable, on parle ici d’accidents, de trébuchements qui se produisent alors que le propriétaire est distrait sur son téléphone.

Des chiffres largement en dessous de la réalité

Selon les statistiques de Paskhover et son équipe, les personnes âgées de 13 à 29 ans représentent 40% des blessés tandis que les enfants de moins de 13 ans sont plus victimes de blessures directes avec un taux de 90%.

Mais toujours selon Paskhover, ces chiffres sont largement en dessous de la réalité. « Je pense que cela est gravement sous-déclaré, si quelqu’un marche dans la rue et tombe à la renverse, il ne va pas dire qu’il était un imbécile et qu’il regarde son téléphone. Ils disent juste qu’ils ont trébuché et sont tombés » a-t-il déclaré.

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