D’après ces chercheurs, la principale hypothèse qui a conduit à la découverte de l’énergie noire serait finalement erronnée

Une équipe composée de chercheurs de l’Université Yonsei (Corée du Sud) et de l’Université de Lyon révèle des preuves qui pourraient faire tomber les théories sur l’existence de l’énergie noire dans l’Univers.

Pour expliquer l’expansion de l’Univers, les astrophysiciens se sont basés sur un principe, le décalage vers le spectre du rouge de la lumière émise par des étoiles mortes, les Supernovae (SN Ia). Et c’est à partir de l’observation de ces décalages que les hypothèses concernant l’existence de l’énergie noire sont apparues, une théorie qui a d’ailleurs valu, en 2011, un Prix Nobel à ses auteurs.

Matière noire

Mais cette hypothèse méritoire de l’époque est aujourd’hui sujette à débat suite à la présentation des résultats de nouvelles recherches à la 235e édition de la réunion de l’American Astronomical Society.

Des appareils plus performants fournissant des explications plus concrètes

L’utilisation de spectroscopes de nouvelle génération par les astrophysiciens leur a permis de réaliser une étude prismatique plus précise. Ainsi, selon les explications, aucune étude précédente n’a été plus concise dans ses résultats.

En fait, les observations ont pu démontrer avec précision que l’âge des Supernovae observées est moins avancé qu’on pourrait le croire. Et cette réévaluation permet d’obtenir un modèle où l’existence d’une énergie noire n’est tout simplement pas présente.

De ce fait, le chef de ce projet, le professeur Young-Wook Lee, a déclaré : « (…) je ne suis pas sûr que nous ayons de telles preuves extraordinaires pour l’énergie sombre. Notre résultat illustre que l’énergie sombre de la cosmologie SN, qui a conduit au prix Nobel de physique 2011, pourrait être un artefact d’une hypothèse fragile et fausse ».

D’autres preuves de l’existence de l’énergie noire remises en question

Mais ce n’est pas tout, d’autres études remettent également en question les preuves de l’existence de l’énergie noire avancée par de précédentes recherches. Ainsi, des chercheurs avancent que certaines théories cosmologiques comme celle du fond cosmique de micro-ondes (CMB) et celle des oscillations acoustiques baryoniques (BAO) sont « compatibles » avec un « univers non-accélérant sans énergie sombre ».

Il faut noter que l’équipe de Young-Wook Lee a passé neuf ans sur ces travaux de recherche avant d’aboutir à cette conclusion. Un article sur le sujet est sorti en janvier dans la revue Astrophysical Journal.

MAJ : La version initiale de cet article faisait un amalgame entre matière noire et énergie noire. Il a été corrigé. Toutes nos excuses.