D’après cette étude, un tiers des Américains ne veulent pas d’un vaccin contre le COVID-19 (même s’il y en avait un de disponible)

Alors que la pandémie due au Covid-19 continue de tuer, et que les États-Unis restent un des pays les affectés, avec le record de nombre de personnes infectées, les résultats d’une étude montrent que le tiers de la population américaine est réticente à se faire vacciner contre le Sars-CoV-2. Et ce, même si un vaccin est disponible.

Cette enquête, l’étude d’Ipsos MORI, a été réalisée entre le 24 juillet et le 7 août 2020, et a recueilli les avis de 19 519 personnes adultes un peu partout dans le monde. Ainsi, les citoyens 27 pays ont été interrogés dans le cadre de cette étude.

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Les résultats de cette étude, considérant une marge d’erreur estimée à 3,5 %, montrent que les intentions de se faire vacciner chez les Américains sont bien au-dessous de la moyenne générale pour l’ensemble des pays sondés.

L’innocuité et à l’effectivité d’un vaccin contre le SARS-CoV-2 remise en question

Le mois dernier, à l’annonce du vaccin par Vladimir Putin, le Dr Fauci l’expert américain en immunologie, avait affirmé douter de l’efficacité du vaccin russe en soulignant que les États-Unis, eux, veillent à ce que leurs vaccins prennent en compte à la fois la sécurité et l’effectivité du vaccin.

Mais apparemment, même s’il y en avait un de disponible et s’il provenait des États-Unis, l’opinion de 35 % des Américains interrogés dans le cadre de cette étude reste inchangée : ils n’entendent pas pour autant se faire vacciner pour se protéger.

Une des raisons les plus fréquemment mentionnées par ceux qui ont exprimé leurs réticences à une vaccination est la crainte d’effets secondaires, soit 60 % de ceux qui ont dit non. 37% de ceux qui ont dit non au vaccin pensent quant à eux que c’est l’effectivité du vaccin qui doit être remise en question.

Pour le coup, on peut affirmer que le scepticisme reste de mise du côté des Américains, et ce peu importe qu’on trouve ou non un vaccin au Sars-CoV-2.

Les Russes également vaccinosceptiques, les Chinois adhèrent largement

Toujours d’après les résultats de cette étude Ipsos MORI, pour la Russie, le pourcentage de « Non » au vaccin est un record. En effet, même avec les annonces concernant la découverte d’un vaccin faites par le gouvernement, le peuple russe rechigne sur la proposition de se faire vacciner.

Ainsi, 46 % des personnes interrogées ont répondu par la négative, avec 22 % de « Non » catégorique.

Par contre, du côté des Chinois, le record des réponses affirmatives est atteint. Ainsi, 97 % de la population chinoise se dit favorable au fait de se faire vacciner. Ce qui est finalement assez logique vu que la Chine est le pays qui a en premier subi les effets de cette pandémie de COVID-19.