D’après l’Hadopi, 16 % des pirates vont se servir sur les réseaux sociaux

Le 17 octobre dernier, l’HADOPI a publié une étude réalisée conjointement avec l’IFOP concernant l’accès illicite à des contenus audiovisuels et sportifs via les réseaux sociaux et elle n’est pas en faveur des plateformes comme YouTube, Facebook, Reddit ou encore Twitter.

En effet, d’après cette étude, 16 % des pirates français passeraient par les réseaux sociaux pour accéder illégalement à des contenus audiovisuels comme des films, des séries ou encore des retransmissions sportives en direct.

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Selon l’HADOPI, ces pirates se serviraient de ces plateformes pour avoir un accès illicite à ce genre de contenus au moins une fois par mois.

Un accès facilité par les réseaux sociaux

L’HADOPI a indiqué dans son étude que les internautes étaient attirés par ces plateformes en raison de l’ « apparence de licéité » qu’elles offrent aux contenus audiovisuels. « Le fait d’accéder à des contenus via des plateformes reconnues induit en erreur les internautes sur la licéité de ces usages. » Les jeunes seraient les plus enclins à se servir des réseaux sociaux pour accéder à des contenus audiovisuels de manière illégale.

À travers cette étude, on découvre que la consommation de contenus illicites sur les réseaux sociaux peut prendre deux formes. 8 % des internautes, préféreraient accéder aux contenus audiovisuels illicites directement sur l’interface du réseau social tandis que 12 % passeraient par des liens qui mènent vers des contenus hébergés sur d’autres sites.

Les férus de sports préfèrent Facebook et Twitter

Dans cette étude, l’HADOPI révèle que les amateurs de sports préféreraient utiliser des plateformes comme Facebook, Twitter et Reddit. « Le sport est davantage consommé à partir de liens sur Facebook, Twitter et Reddit, tandis que les films et séries sont davantage consommés directement sur YouTube. »

D’après l’HADOPI, les plateformes pirates utilisent souvent les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour se faire connaître sur la toile. D’autant plus que l’accessibilité des contenus sur ces plateformes attire de plus en plus d’internautes. « Les réseaux sociaux offrent à ces consommateurs illicites un point d’entrée unique sur les contenus. »

Le plus étonnant dans tout cela, c’est que ces plateformes possèdent des outils censés empêcher ce genre de pratique. On citera notamment le Content ID de YouTube et le Rights Manager de Facebook. Reste à savoir si elles vont prendre des mesures à l’encontre de ces pratiques.

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