Darwin avait peut-être raison si l’on en croit cette étude

Si l’on en croit les travaux du célèbre naturaliste Charles Darwin, les espèces qui vivent aujourd’hui ont évolué à partir d’un seul être vivant dont les descendants se sont ramifiés et adaptés à leurs environnements respectifs au fil des années.

Si l’on se base sur cette théorie, la vie sur Terre serait apparue il y a environ 3,5 milliards d’années. Elle se serait formée à partir d’un tas de produits chimiques qui se sont transformés en acides aminés, puis en protéines, et enfin en cellules.

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Suite à la publication des œuvres de Darwin, de nombreuses études scientifiques ont été menées pour vérifier son hypothèse. La principale lacune de l’explication darwinienne de l’origine de la vie et de l’évolution est le mystère de la transition évolutive.

En effet, jusqu’à présent, le facteur qui fait que les amas non vivants se métamorphosent en organismes vivants est resté inexpliqué.

Une équipe internationale de chercheurs semble avoir résolu une partie de l’énigme. Dans le cadre d’une étude axée sur l’évolution artificielle, les chercheurs ont constaté que l’écologie jouait un rôle déterminant dans l’évolution des espèces.

Un échafaudage écologique

La nouvelle étude a été réalisée par des chercheurs de l’ESPCI Paris, en France, et de l’Institut Max Planck de biologie évolutive, Plön, en Allemagne. L’équipe a été aidée par Andrew Black, de l’Université d’Adélaïde, en Australie, et Pierrick Bourrat, de l’Université Macquarie, également en Australie.

Concrètement, les scientifiques ont imposé un « échafaudage écologique » à de grands groupes de bactéries « vivant en liberté ». Il s’agit notamment d’organismes unicellulaires qui vivent seuls dans la nature. Ils ont alors constaté un comportement évolutif similaire à celui de groupes d’espèces pluricellulaires.

En d’autres termes, les groupes nomades plaçaient le bien-être de l’ensemble de la collectivité au-dessus de la survie de chaque cellule individuelle. Par conséquent, ils sont devenus plus performants. Mieux encore, ils ont même développé des caractéristiques liées au développement d’un cycle de vie multicellulaire.

De potentielles applications en Intelligence Artificielle

« En substance, nous avons produit une recette écologique qui, si elle est suivie, fera que les entités concernées participeront au processus d’évolution par sélection naturelle, avec pour résultat une sorte de machine darwinienne », a déclaré Paul Rainey, le chercheur principal, à Phys.Org.

Notons qu’une machine darwinienne est une construction par laquelle est une entité non vivante peut produire un résultat avec une viabilité supérieure à celle de son contenu actuel.

Les résultats de la recherche ont permis aux scientifiques de mieux comprendre la raison pour laquelle les virus arrivent à s’adapter et à évoluer. « Pour les agents pathogènes, comme le VIH, l’hôte humain est un morceau de ressource. La transmission du virus à de nouveaux hôtes via une seule cellule s’apparente à un événement de reproduction au niveau du groupe », a expliqué Rainey.

Ils pourraient également avoir de nombreuses applications dans les recherches sur l’intelligence artificielle. Ils pourraient permettre d’imiter le réseau neuronal organique propre au cerveau humain.

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